Visite audio de Coblence : Légendes et monuments du cœur de la vieille ville
Sous les tours étincelantes de la vieille ville de Coblence, les secrets tourbillonnent comme la brume là où le Rhin et la Moselle se rencontrent – des murmures résonnent depuis d'anciennes chapelles et palais qui abritent l'âme complexe de la ville. Promenez-vous à votre rythme avec cette visite audio autoguidée, et découvrez des recoins cachés et des récits oubliés que la plupart des voyageurs ignorent. Jetez un coup d'œil derrière de grandes façades et dans des cours cryptiques où des mystères séculaires persistent encore. Qui a tout risqué pour prendre d'assaut le Palais des Princes-Électeurs lors d'une lutte de pouvoir mortelle ? Quelle transaction obscure s'est déroulée à l'autel de l'Église Notre-Dame, changeant Coblence à jamais ? Pourquoi des habitants ont-ils disparu sans laisser de trace le long des idylliques installations du Rhin une nuit par ailleurs ordinaire ? Traversez des ponts pavés de scandale et de rébellion. Suivez des chemins sinueux à travers le drame, la beauté et l'étrange poésie de la vie quotidienne. Découvrez Coblence dans des éclats de couleur et d'histoire que vous n'oublierez jamais. Tout commence maintenant – entrez dans la rivière des secrets et laissez la ville révéler son cœur.
Aperçu du tour
À propos de ce tour
- scheduleDurée 100–120 minsAllez à votre propre rythme
- straightenParcours à pied de 4.2 kmSuivez le sentier guidé
- location_on
- wifi_offFonctionne hors ligneTéléchargez une fois, utilisez n'importe où
- all_inclusiveAccès à vieRéécoutez n'importe quand, pour toujours
- location_onCommence à Musée du Moyen-Rhin
Arrêts de ce tour
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Pour repérer le Musée du Rhin moyen, gardez l’œil sur un grand bâtiment ultra moderne, tout blanc, mêlant verre et pierre, avec des angles adoucis et une sorte de motif horizontal…Lire plusAfficher moins
Pour repérer le Musée du Rhin moyen, gardez l’œil sur un grand bâtiment ultra moderne, tout blanc, mêlant verre et pierre, avec des angles adoucis et une sorte de motif horizontal qui accroche la lumière. Il est posé au bord de la Zentralplatz, une place très animée. Impossible de le rater, sauf si vous marchez en lisant vos messages, et là je ne peux plus rien pour vous. Maintenant, petit voyage dans le passé. Pas besoin de machine temporelle, juste d’imagination. En mille huit cent trente-cinq, l’histoire du musée commence dans une simple maison paroissiale. Le héros du jour s’appelle Joseph Gregor Lang, un prêtre passionné… et pas seulement par les sermons. Disons qu’il collectionnait les tableaux avec une ardeur presque suspecte. Résultat: plus de deux cents œuvres d’art entassées chez lui. Avant de disparaître, il lègue tout à la ville de Coblence, sans doute en espérant que quelqu’un penserait, de temps en temps, à enlever la poussière. Le musée, ensuite, a eu une vie de déménageur professionnel. Après la maison de Lang, la collection passe par une école de garçons, puis un club de messieurs, puis même le théâtre municipal. À chaque fois, c’est trop petit, trop provisoire, ou bien on a besoin de la place pour une bibliothèque ou un abri antiaérien, c’est-à-dire un refuge construit pour se protéger des bombardements. Pendant la Première Guerre mondiale, on met les œuvres à l’abri et on les disperse dans des bâtiments officiels, comme des orphelins de l’art. Entre les deux guerres, enfin un peu de calme: la collection s’installe au grand Palais des Électeurs, ancienne résidence des princes électeurs, ces seigneurs qui participaient à l’élection de l’empereur. Le musée s’enrichit: trouvailles archéologiques, objets insolites de la ville, dons de notables. Puis mille neuf cent quarante-quatre arrive, les bombes tombent, et des pièces précieuses disparaissent. Dans l’urgence, on cache aussi des œuvres dans des bunkers de forteresse. Après la guerre, entre forces alliées, pillages et crues, la collection survit tant bien que mal. En mille neuf cent soixante-cinq, elle se pose au Florinsmarkt, avant de viser plus grand, et plus sûr. Et voilà le Forum Confluentes, ouvert en deux mille treize. À l’intérieur: art médiéval, paysages romantiques du Rhin, souvenirs urbains étonnants, et création contemporaine avec des artistes comme K. O. Götz et Heijo Hangen. Vingt mille trésors, des siècles d’histoires, et un musée qui ressemble à une capsule temporelle de Coblence. Regardez bien cette façade lisse: derrière, on devine des collectionneurs obstinés, des conservateurs en fuite, et peut-être le fantôme d’un prêtre qui surveille encore ses tableaux. Allez, on continue vers la prochaine étape?
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Juste devant vous, repérez l’église Notre-Dame, la Liebfrauenkirche comme disent les gens d’ici. Impossible de la rater: deux tours coiffées de dômes en forme de bulbe dominent les toits, et la nef, cette grande partie centrale de l’église, s’étire avec de hautes fenêtres encadrées de pierre rouge. Vous êtes sur le point le plus élevé de l’Altstadt, la vieille ville de Coblence. Certains jurent que l’église a pris de la hauteur pour se rapprocher du ciel; moi, je soupçonne plutôt une petite manie de surveiller le quartier. En tout cas, on est sur un assemblage vivant de siècles. Retour en arrière, il y a plus de mille cinq cents ans. Les Romains viennent de plier bagage et, à cet endroit, se trouvait leur grande salle, une sorte de salon de réception à l’échelle impériale. Les Francs arrivent ensuite, avec de grandes ambitions et des barbes encore plus grandes, et décident d’y installer une église chrétienne. Elle évolue, s’agrandit, puis, au cours des années mille deux cents, elle est reconstruite en superbe basilique romane. “Basilique”, ici, veut dire une grande église organisée en plusieurs espaces, avec des tribunes, c’est-à-dire des galeries en hauteur. Et les deux tours carrées? Elles datent de cette phase. On raconte que la vue est formidable… à condition d’aimer les escaliers. Pendant des siècles, c’est la principale église paroissiale de Coblence: on y fête, on y pleure, et on enterre même tout autour, jusqu’à l’année mille sept cent soixante-dix-sept, quand l’électeur Clemens Wenzeslaus interdit les inhumations dans les centres-villes. Moins de frissons, plus d’hygiène. Sur le côté, cherchez la chapelle Saint-Michel, accrochée aux restes d’une tour du rempart romain. Son niveau inférieur servait d’ossuaire, une “maison des os” où l’on entreposait crânes et ossements. Au-dessus, l’archange Michel terrasse le diable depuis des siècles, avec un sérieux qui frise le plaisir. Fin des années mille six cent: la guerre de la Ligue d’Augsbourg. Les troupes françaises bombardent Coblence et les flèches gothiques, très fines, disparaissent dans l’incendie. On les remplace ensuite par ces dômes baroques en bulbe, comme des chapeaux de fête. À l’intérieur, le plafond en voûtes nervurées dessine une étoile. Le plus ancien autel, celui de Nicolas, montre une peinture avec la silhouette de Coblence telle qu’elle était avant le bombardement de l’année mille six cent quatre-vingt-huit. Ajoutez un crucifix en bois du quatorzième siècle, des pierres tombales contre les murs, et quelques sépultures Renaissance: les locataires sont d’un calme admirable. La Seconde Guerre mondiale détruit les toits, mais les murs tiennent bon. Avec un toit provisoire et un plafond temporaire, les habitants reviennent et surnomment l’église “la petite Sainte-Marie”. Les restaurations durent longtemps, jusqu’au retour d’une vie rythmée par les cloches. Et ces cloches, justement: elles font bien plus que sonner. Elles portent le cœur de Coblence, et ce cœur bat aussi pour l’U-N-E-S-C-O, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, puisque l’église fait partie du paysage classé du Haut-Rhin moyen. Si vous voulez creuser l’histoire des tours, de la construction ou du gardien de tour, venez me parler dans le chat de l’application.
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Bienvenue à Confluentes. Le nom sonne un peu comme un parfum de luxe, mais ici, c’est surtout le point névralgique de la vieille Coblence. Confluentes, ça veut dire la confluence, l’endroit où deux rivières se rejoignent. Et quelles rivières: la Moselle et le Rhin. Les Romains, eux, avaient le sens de la formule et appelaient l’endroit Castellum apud Confluentes, en latin, “la forteresse au lieu où ça se rejoint”. Plus classe qu’un simple “au bout du quai”, avouez. On rembobine jusqu’en cinquante-cinq avant Jésus-Christ. Jules César ne pensait pas à la salade, mais à traverser le Rhin pour aller se frotter aux tribus germaniques. Dans le coin, les cours d’eau faisaient des virages de serpent, et César, pas du genre à se laisser arrêter par un peu d’eau, fait construire le tout premier pont sur le Rhin entre Coblence et Andernach. Les Romains étaient tellement forts en travaux qu’ils auraient pu lancer une émission de bricolage deux millénaires en avance. Les vestiges ne sont pas forcément visibles au sol, mais tout près, sous des endroits comme Münzplatz et la Kastorkirche, les archéologues ont retrouvé des traces des premières habitations des tout débuts de Coblence. Puis vient Auguste, devenu empereur: les Romains installent une forteresse à la confluence pour surveiller une route capitale reliant Mayence, Cologne et Xanten. Pendant près de cent cinquante ans, les historiens cherchent la preuve de ce premier fort. Et en deux mille huit, au moment où l’on préparait une exposition florale, surprise: on tombe sur un fossé antique. Un fossé, c’est une grande tranchée défensive. Celui-ci fait quatre mètres de large et encore deux mètres cinquante de profondeur, appartenant à un fort romain carré d’environ cent mètres de côté. Vous venez pour des tulipes, vous repartez avec une forteresse. Coblence est l’une des plus anciennes villes d’Allemagne. Bien avant Rome, les Trévires, un peuple celte, dominaient la vallée de la Moselle. En quatre-vingt-cinq après Jésus-Christ, l’empereur Domitien officialise les choses: Coblence est intégrée à la nouvelle province de Germanie Supérieure, l’équivalent romain d’un grand district administré. À l’époque romaine, des ponts en bois franchissaient Moselle et Rhin. Imaginez le chantier: un pont d’environ trois cent cinquante mètres sur le Rhin, fait de centaines de chênes taillés en pointe et enfoncés dans le lit du fleuve. Cinquante et un de ces troncs gorgés d’eau existent encore aujourd’hui. Sur la Moselle, un pont un peu en aval reliait la grande voie romaine; on croirait presque entendre le conducteur de char râler derrière une charrette d’âne. Vers l’an cent, de l’autre côté du Rhin, sur l’actuel Koblenz-Niederberg, les Romains bâtissent un autre fort pour garder la frontière. Il tient jusqu’à la fin du troisième siècle, quand les Francs débarquent et que Rome préfère se replier plutôt que de jouer les héros. Quelques siècles plus tard, sous Constantin, nouvelle phase: une immense forteresse d’environ six hectares s’élève ici, dans l’Altstadt. Le tracé des murs suit grosso modo les courbes de rues comme An der Moselbrücke, Alten Graben et Am Plan. Il y avait dix-neuf tours rondes, chacune large d’environ dix mètres. Gardes en ronde, épées qui s’entrechoquent, marchands à l’œil vif, enfants qui filent entre les ombres: tout un petit monde surveillé par ces tours. Plus tard, les remparts médiévaux se mêlent à ces défenses romaines, puis on démolit les derniers morceaux au dix-neuvième siècle. Mais tout n’a pas disparu. Sous la Florinskirche, on a retrouvé les restes d’une tour romaine. Et par endroits, des fragments de mur se cachent dans les fondations de maisons. Même certains noms de rues, comme Entenpfuhl ou Kornpfortstraße, suivent encore les anciennes lignes de fortification. Alors, pendant que la Moselle et le Rhin se rejoignent là tout près, imaginez la fumée des feux de bois, les centurions scrutant l’est, et l’eau qui frappe les piles des ponts. Confluentes, c’est l’endroit où les rivières, et les histoires, se rencontrent. Et si un bruit de métal vous surprend… c’est peut-être juste quelqu’un qui a fait tomber une bouteille de vin. En route pour la suite.
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Face à vous, sur la Münzplatz, repérez cette bâtisse à la fois sobre et fière: trois étages, façade couleur crème, grandes fenêtres soulignées de rouge, et une rangée de petites…Lire plusAfficher moins
Face à vous, sur la Münzplatz, repérez cette bâtisse à la fois sobre et fière: trois étages, façade couleur crème, grandes fenêtres soulignées de rouge, et une rangée de petites lucarnes qui sortent du toit sombre et en pente. C’est la Maison Metternich. Elle a l’air bien sage, mais elle traîne plus de sept cents ans d’aventures derrière ses fenêtres. Au départ, au treizième siècle, on n’était même pas sur une “maison” au sens cosy du terme: ici se dressait une tour d’habitation médiévale. Une tour d’habitation, c’est un peu l’ancêtre du petit château urbain: de la pierre, de la hauteur, et une vue imprenable pour repérer autant les envahisseurs que les ragots du quartier. Le domaine appartenait d’abord à la famille Bachem, et s’étendait jusqu’à l’ancienne muraille de la ville. Et voilà la partie qui me fait toujours sourire: cet endroit repose sur… du romain. Trois tours romaines, exactement. Koblenz, c’est le mille-feuille historique version Rhin et Moselle. En treize cent quatre-vingt-huit, la ville de Coblence possède tout le secteur. Au quinzième siècle, ça change de mains sans arrêt, et au dix-septième, c’est tellement délabré que la ville oblige les propriétaires à faire des réparations. Comme quoi, la rénovation “urgente” n’a rien d’une invention moderne. Puis arrivent les Metternich, Wilhelm et Lothar von Metternich-Winneburg-Beilstein. En seize cent soixante-quatorze, ils reconstruisent: l’enveloppe que vous voyez vient largement de là. Et ici, en mille sept cent soixante-treize, naît Klemens Wenzel Lothar von Metternich, futur géant de la diplomatie européenne. En mille sept cent quatre-vingt-quatorze, retournement: les révolutionnaires français entrent en ville, la famille perd la maison, et l’armée s’y installe. Ensuite, le bâtiment devient une université de droit. On y enseigne le Code civil, c’est-à-dire le grand texte qui fixe les règles de la vie quotidienne: propriété, contrats, famille. Au dix-neuvième siècle, Metternich revient après l’exil, trouve l’endroit plus sale que dans ses souvenirs, l’écrit à sa mère, puis revend aux Prussiens après restitution par le roi. Les habitants de Coblence se cotisent, rachètent, et découpent l’ancien domaine en parcelles: efficace, et un brin têtu. Avec le temps, la maison rapetisse, accueille une taverne à vin, un tribunal, même un foyer d’étudiants. Après la Seconde Guerre mondiale, ce n’est plus qu’une coque brûlée, rafistolée un temps pour continuer à servir, notamment avec la “Winninger Weinstube”. Dans les années mille neuf cent soixante-dix, restauration soignée. Aujourd’hui, un musée d’art et un centre de rencontre pour les jeunes y maintiennent la maison bien vivante. Regardez ces fenêtres: ici, les siècles ont défilé sans demander la permission.
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Pour repérer l’église Saint-Florin, cherchez deux grandes tours carrées, coiffées de flèches pointues en ardoise. Leurs murs blancs, soulignés de pierre jaune, surgissent du Florinsmarkt et prennent clairement le contrôle de la place. Deux gardiennes qui n’ont pas l’intention de se faire discrètes. Maintenant, petit saut en arrière: imaginez-vous ici il y a presque mille ans, au cœur de l’Altstadt de Coblence. À l’origine, ce n’était même pas Saint-Florin, mais une petite chapelle dédiée à Marie, liée à une cour royale franque. La tradition raconte que le roi Childebert aurait pu y tenir sa cour en cinq cent quatre-vingt-six. On visualise les moines, capuches baissées, en train d’aller et venir, entre travail et prière, sur les pierres anciennes. Le grand tournant arrive vers l’an mille cent. Bruno von Lauffen, futur archevêque de Trèves, décide de voir plus grand et commande une église de style roman, c’est-à-dire une architecture massive, aux arcs arrondis, conçue pour durer. Et elle dure tellement bien qu’on y réutilise même des portions de l’ancienne muraille romaine-franque de la ville: du recyclage avant l’heure. Avec ses trois nefs, autrement dit trois grands couloirs parallèles, et ses piliers impressionnants, elle devient un modèle pour les églises de la Moyenne Vallée du Rhin. Ensuite, c’est un vrai roman feuilleton. La chapelle mariale est dédiée à saint Florin quand ses reliques arrivent de Suisse. Les archevêques donnent, et l’église finance des terres, des chapelles, et même un hôpital. Autour, le Florinsmarkt forme une fratrie de bâtiments historiques avec le Bürresheimer Hof, l’Altes Kaufhaus et le Schöffenhaus. Au milieu du quatorzième siècle, on passe au goût gothique: l’abside, la partie arrondie derrière l’autel, est refaite en version plus élancée, et des voûtes s’élèvent au-dessus. Les flèches actuelles des tours datent de dix-huit cent quatre-vingt-dix-neuf. En seize cent quatre-vingt-huit, pendant la guerre de la Ligue d’Augsbourg, l’armée française bombarde Coblence et une volée de boulets fait s’effondrer la voûte de la nef centrale. On répare vite, puis une statue de saint Florin est placée au-dessus de la porte sud, comme s’il surveillait les fauteurs de troubles. À l’époque napoléonienne, l’église est saisie et manque de finir… en abattoir. Les habitants évitent cette idée, heureusement. En mille huit cent vingt, elle rouvre comme première église protestante de la ville, et appartient depuis à la fois à l’Église et au Land de Rhénanie-Palatinat. À l’intérieur: une grande salle romane blanchie, des piliers en pierre grise de carrière, des vitraux du quatorzième siècle, et un orgue moderne de près de quatre mille tuyaux. Dans la chapelle baptismale, un boulet est encore coincé au plafond. Et dans la tour sud, cinq cloches sonnent, la plus ancienne fondue en mille cinq cent onze. Aujourd’hui, Saint-Florin est un morceau vivant du patrimoine mondial de l’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. Et si vous vous perdez dans l’Altstadt, souvenez-vous: ces deux tours, ce sont les grands serre-livres de l’histoire de Coblence.
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Pour repérer l’église des Jésuites, c’est simple: cherchez la grande façade blanche en triangle, coincée entre les immeubles de la Jesuitenplatz. Au milieu, une immense rosace en pierre, et juste en dessous un portail sculpté comme un décor de théâtre baroque. Allez, imaginez la place sans voitures, mais pleine de rumeurs et de chuchotements vieux de plusieurs siècles. Si les murs pouvaient parler, celui-ci vous ferait un podcast en trois saisons et essayerait peut-être de vous vendre un manuel d’histoire. Rassurez-vous, moi c’est Andy, je raconte mieux et je ne donne pas de devoirs. Le premier détail à admirer, c’est cette rosace, posée au-dessus du portail richement décoré. Elle a vu Koblenz changer depuis l’an seize cent dix-sept, quand l’église d’origine a été achevée. À l’époque, c’est l’un des premiers grands ancrages des Jésuites en ville. Pourquoi eux? Parce que l’archevêque de Trèves voulait muscler l’influence catholique après la Réforme. Le plan était net: on remercie les moniales cisterciennes installées ici depuis le treizième siècle, on confie le lieu aux Jésuites, et on reconstruit avec une touche Renaissance, plus “affirmée”. Dans l’église d’origine, on trouvait des voûtes gothiques en étoile, c’est-à-dire un plafond où les nervures se croisent comme les branches d’une étoile, et six rangées de colonnes solides. Un vrai décor pour prières, cours… et, soyons honnêtes, quelques siestes d’étudiants. Au dix-neuvième siècle, l’église obtient enfin une petite tour à l’arrière, après des siècles sans clocher. Elle brûle en l’an dix-huit cent quatre-vingt-trois, mais on la reconstruit, par pur entêtement rhénan. Puis la Seconde Guerre mondiale frappe, et l’église est gravement touchée. On discute: sauver les ruines ou repartir? Finalement, en mille neuf cent cinquante-huit et mille neuf cent cinquante-neuf, on bâtit une nouvelle église en béton et pierre, en conservant la façade ouest et son entrée. Regardez les statues: Jean-Baptiste, entouré d’Ignace de Loyola et de François Xavier, et tout en haut l’archange Michel. Le portail d’origine est là aussi, avec des niches vides: les statues ont disparu, et certains saints ont même perdu le nez. La guerre ne fait pas dans la dentelle. À l’intérieur, cherchez les rescapés: une Pietà du quinzième siècle, une sculpture de Marie portant le Christ, des portes de sacristie finement sculptées, la sacristie étant la pièce où l’on range les objets liturgiques, et même des clés de voûte, ces grosses pierres centrales qui “verrouillent” une voûte. Et puis des touches modernes: vitraux colorés des années mille neuf cent soixante, et un beau chapelet d’œuvres, sculptures et peintures. Les Jésuites sont partis en deux mille trois, les Pères d’Arnstein ont quitté les lieux en deux mille vingt-trois, mais l’église reste un monument protégé, inscrit dans le site UNESCO, l’United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization, de la vallée du Haut-Rhin moyen. Allez, faites-lui un petit signe en passant. Elle a tout vu. On continue?
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Pour repérer l’Hôtel de Ville, cherchez le grand bâtiment blanc éclatant, avec ses rangées de fenêtres bien sages et son toit d’ardoise sombre. Et là-haut, ces petites fenêtres qui percent le toit, on les appelle des lucarnes, ici elles sont rouges et très voyantes. Le tout se cache derrière des arcades et une cour plantée d’arbres: franchement, il faut le vouloir pour le rater. Vous voilà au centre de la vie municipale de Coblence. Oui, l’endroit où l’on gère des dossiers très sérieux… mais pas seulement. Ce bâtiment, c’est un patchwork de siècles, cousu avec autant d’histoires qu’il a de fenêtres. Retour au seizième siècle. Ici, ce n’était pas le règne des formulaires, mais celui des jésuites. L’Hôtel de Ville occupe l’ancien collège des jésuites, fondé en mille cinq cent quatre-vingt-huit. Imaginez les soutanes noires dans les couloirs, une foi solide et une discipline qui ne plaisantait pas. Et avant eux, il y avait des religieuses cisterciennes, déplacées assez sèchement pour faire de la place aux nouveaux arrivants. Le lieu a ensuite eu plusieurs vies: incendies, reconstructions, école… et même hôpital militaire de campagne, deux fois. Quand les armées françaises puis prussiennes traversent la ville, ces murs servent à soigner les blessés. Plus tard, changement d’ambiance: la grande salle accueille fêtes et concerts, et les élèves y montent aussi du théâtre. On imagine très bien les apprentis comédiens qui serrent leur texte comme si leur vie en dépendait. Pendant longtemps, l’administration municipale a déménagé sans arrêt: cinq adresses au total, d’une maison médiévale de l’Altenhof à une brasserie, puis à un grand magasin. En mille huit cent quatre-vingt-quinze, enfin, tout s’installe ici. Et le bâtiment a même évité de devenir une caserne, grâce à un fonctionnaire assez coriace pour tenir tête aux militaires. Un vrai sport local: gagner une dispute impossible. Le résultat, sous vos yeux: des ailes de la fin de la Renaissance, c’est-à-dire un style encore très géométrique et élégant, des touches baroques plus théâtrales, et des ajouts du vingtième siècle, organisés autour de quatre cours. Et la fontaine que vous entendez, c’est celle du Schängel: un gamin de Coblence, célèbre pour arroser les passants par surprise. Disons que la ville a le sens de l’humour, surtout si vous portez un costume. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’ensemble survit presque intact, contrairement à l’église des jésuites juste à côté, durement touchée. Les troupes américaines terminent la guerre ici en hissant leur drapeau au-dessus de l’Hôtel de Ville. Puis, en mille neuf cent quarante-sept, le premier parlement du Rhénanie-Palatinat se réunit dans ces murs et choisit le premier ministre-président. À l’intérieur, des plafonds peints servaient autrefois de leçon morale aux élèves: le travail récompensé, la paresse punie, avec des anges comme professeurs. Aujourd’hui, vous y trouvez le bureau du maire, la salle des mariages, des journaux, le coffre de la ville et un ballet continu d’habitants. Et l’ensemble est classé au patrimoine mondial de l’U-N-E-S-C-O, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. Passez sous les arcades, regardez bien ces cours tranquilles: entre le feu, la guerre, la paperasse et les farces du Schängel, cet Hôtel de Ville a tout vu. Si vous captez un petit rire dans les couloirs, dites-vous que ce sont peut-être d’anciens élèves… toujours en répétition.
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Pour repérer Deinhard, cherchez en face cette grande bâtisse blanche bien sage, soulignée de vert, coiffée d’un toit en ardoise. Façade élégante, entrée imposante, rangées de fenêtres au garde-à-vous… et surtout l’inscription qui s’affiche fièrement: « Stammhaus Deinhard seit eighteen forty-three ». Alors oui, elle a l’air respectable. Mais ne vous fiez pas à son air de bonne famille: ici, on a vu passer des secrets, des toasts, et assez de bulles pour faire pâlir une baignoire de géants. Vous êtes devant le Stammhaus Deinhard, la maison d’origine d’un des grands noms allemands du vin effervescent. Imaginez la fin du dix-huitième siècle. En seventeen ninety-four, un jeune marchand, Johann Friedrich Deinhard, lance ici sa boutique de vin. Ambitieux, le Johann. Le genre à se dire: « Koblenz, c’est bien, mais pourquoi pas le monde entier pendant qu’on y est? » La rumeur se répand vite dans la vieille ville: nouveau marchand, nouvelles bouteilles. Sauf que le timing est… sportif. Quelques mois plus tard, les troupes françaises entrent à Koblenz. Beaucoup auraient baissé le rideau. Johann, lui, continue. Et le vin devient sa vedette. Il faut dire qu’il se marie aussi plutôt bien: sa femme, Ludovica, est la fille du maire, et en plus du citoyen le plus imposé de Koblenz. Dans les affaires, un bon réseau vaut parfois un bon millésime. Au début, l’entreprise ressemble à une saga familiale, avec des rebondissements. En eighteen oh five, Deinhard embauche son premier représentant de commerce itinérant. On l’imagine partir en voiture à cheval vers Cologne et plus loin, les bouteilles qui s’entrechoquent comme une petite fanfare. Avec Karl Anton Tesche, qui tient des maisons de vin dans deux villes, ils stockent dans des caves installées sous l’ancien couvent Sainte-Barbe, le Barbarakloster, et dans une cave jésuite. Et en eighteen twelve, un nouveau personnage arrive: Friedrich Wincelius devient associé. En eighteen twenty-five, cap sur l’Angleterre. Le jeune Anton Jordan s’y colle, parce que lui, détail décisif, parle anglais. Il fait la navette et devient la voix des vins de Koblenz à Londres. Après la mort de Johann, son fils August reprend, et les bouteilles se retrouvent aussi bien sur les tables fortunées que chez des têtes couronnées d’Europe. Puis vient l’idée pétillante. Inspiré par Tesche, qui produisait des « vins du pays à la manière du Champagne », Deinhard ouvre sa propre fabrique de vin mousseux en eighteen forty-three, juste derrière ces murs. Et ça décolle: en eighteen fifty-one, cent soixante-seize mille bouteilles sont expédiées, et l’Angleterre craque pour le « Sparkling Moselle ». Tout n’est pas simple: chaos politique, frontières qui bougent, transport fluvial capricieux. August Deinhard jongle entre politique et affaires avec l’adresse d’un artiste de cirque, mais en costume trois pièces. L’innovation continue. En eighteen ninety-two, Deinhard est le premier en Allemagne à utiliser le procédé de « dégorgement »: c’est l’étape où l’on expulse le dépôt formé dans la bouteille, pour obtenir un vin clair et régulier d’une bouteille à l’autre. Récompenses ensuite: Grand Prix à l’Exposition universelle de Paris en nineteen hundred. Et quand l’entreprise achète une partie du fameux vignoble Bernkasteler Doctor, à raison de cent marks d’or par pied de vigne, certains les prennent pour des fous… jusqu’à ce que les rieslings valent de l’or, au sens presque littéral. Le vingtième siècle secoue tout ça: guerres, marchés perdus, reconstructions, nouveaux partenaires par mariages, ventes, ou simple obstination vineuse. Après la Seconde Guerre mondiale, les exportations repartent, et les grandes années de fête en Allemagne font exploser les ventes de Sekt, le vin mousseux allemand. Dans les années nineteen sixty, nouvelles caves, lignes de production modernisées, et ce Stammhaus reste le cœur du récit. Aujourd’hui, il est protégé comme monument culturel et rattaché au patrimoine mondial de l’U-N-E-S-C-O, l’United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization. Et entre nous, regardez où vous mettez les pieds: avec deux siècles de stock, il y a peut-être une bouteille “oubliée” qui rêve encore de refaire surface. Santé.
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Vous voilà devant le Schloss des Électeurs, le grand numéro de la promenade du Rhin à Coblence. Approchez un peu: la façade se dresse comme un décor d’opéra, avec ses colonnes bien alignées, du genre à faire rentrer le ventre même aux passants les plus détendus. Moi c’est Andy, votre Américain de service, et je vous promets qu’ici, il y a eu plus de rebondissements que dans une série à succès. Tout commence à la fin des années mille sept cent. Clemens Wenzeslaus de Saxe, dernier prince-électeur et archevêque de Trèves, se dit que son ancienne résidence fait trop “courant d’air” et pas assez “jalousie chez les voisins”. Un prince-électeur, au passage, c’était un grand seigneur du Saint-Empire qui avait le droit de voter pour choisir l’empereur: en gros, un VIP avec bulletin de vote. On fait venir des architectes français, pour la touche chic. Le premier, d’Ixnard, voit grand… peut-être trop grand. Il est remplacé par Antoine-François Peyre, qui simplifie, réutilise les fondations existantes et donne au palais cette élégance presque classique. Les travaux se déroulent de mille sept cent soixante-dix-sept à mille sept cent quatre-vingt-treize, pendant que l’Europe s’agite. La Révolution française gronde, et détail croustillant: Clemens Wenzeslaus est l’oncle du roi Louis seize. Coblence devient un refuge pour des émigrés français, nobles inquiets, conversations discrètes et lettres pressées. En mille sept cent quatre-vingt-quatorze, l’armée révolutionnaire française approche. L’archevêque fuit, emportant ce qui peut voyager sur des bateaux, et laisse un palais inachevé. Les Français l’utilisent ensuite très concrètement: hôpital militaire, caserne. Après leur départ, nouveau changement de camp: quartier général prussien. Au dix-neuvième siècle, le futur empereur Guillaume premier y séjourne, et son épouse Augusta inspire le jardin du Rhin à l’arrière. Elle aimait tellement Coblence qu’elle revenait chaque année, presque jusqu’à la fin. Au début du vingtième siècle, le lieu devient en partie musée, en partie terrain de manœuvres politiques, et il est même occupé brièvement par des partisans d’une “République rhénane”. Puis la guerre: en mille neuf cent quarante-quatre, les bombardements ne laissent qu’une coque. Dans les années mille neuf cent cinquante, la ville reconstruit: extérieur fidèle, intérieur plus fonctionnel. Aujourd’hui, beaucoup de bureaux administratifs s’y installent. Mais les jardins et certains salons restaurés accueillent des événements. Et en deux mille onze, la Bundesgartenschau, grande exposition fédérale d’horticulture, a redonné au site l’allure d’une fête florale… avec, disons, un peu plus d’appareils photo qu’au temps des princes. À Coblence, les chapitres changent, mais l’histoire, elle, reste tenace.
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Juste devant vous, repérez ce haut socle de pierre rougeâtre, surmonté d’une grande figure en bronze. Un bras levé, un aigle fier comme un coq à ses côtés. Pour le trouver, regardez dans l’espace entre le vaste palais électoral derrière vous et le Rhin, tout près. Allez, on entre dans l’épopée. Ce monument prend vraiment son sens dans les années mille neuf cent vingt, en Rhénanie d’après-guerre, après des années agitées et une occupation. Ici, à l’ombre du Palais électoral et face au Rhin, on ne rend pas seulement hommage à Joseph Görres, on célèbre aussi une idée très locale: la ténacité de Coblence, et l’amour des histoires où le petit résiste aux grands. Qui était Görres? Né ici même à Coblence en mille sept cent soixante-seize, une année qui sentait déjà la poudre des révolutions, il devient journaliste engagé, ardent défenseur des libertés, et, si vous demandez aux politiciens bien raides, un véritable cauchemar. Un monument, pourtant, ce fut un feuilleton. Dès sa mort en mille huit cent quarante-huit, on en voulait un. Mais Görres divisait tellement que le gouvernement prussien a freiné net: pas de statue. Il faut attendre l’après Première Guerre mondiale. La Rhénanie est alors sous occupation étrangère, le moral est fragile, et le conseil municipal décide: cette fois, on honore l’enfant du pays. Le message sous-jacent? Une affirmation très appuyée: le Rhin, c’est chez nous. Et l’endroit est symbolique, puisque Görres est né sous le règne du dernier électeur, à l’époque où ce palais sortait à peine de terre. On monte des comités à n’en plus finir: présidents, chanceliers, archevêques. Le sculpteur local Richard Langer décroche la commande. Reste à payer. En période difficile, la collecte traîne, alors on avance à petits pas, et même la pose de la statue est retardée faute de fonds. Finalement, en mille neuf cent vingt-huit, on installe la figure en bronze, haute de cinq mètres vingt-trois, sur un socle de quatre mètres en porphyre de Rochlitz, une roche volcanique particulièrement dure. Görres avance d’un pas décidé, le bras droit levé comme pour haranguer la foule. Dans la main gauche, un livre: ici, on rappelle que les mots peuvent frapper plus fort que les épées. À ses pieds, l’aigle prend la pose, évidemment. Et attention: ce monument devient aussi un signal politique, au point que le haut-commissaire français interdit la diffusion des discours d’inauguration. Plus tard, il frôle la fonte pendant la Seconde Guerre mondiale, mais un maire suffisamment persuasif le sauve, et même les bombardements ne le font pas tomber. En passant, cherchez l’inscription gravée sur les côtés: « Le Rhin est l’artère palpitante de l’Allemagne. » Pour un homme en bronze avec un livre et un aigle, ça a de l’ambition. Si vous voulez des détails sur l’emplacement, la construction ou la protection du monument, écrivez-moi dans le chat.
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Vous voilà devant un grand complexe moderne. Derrière ces façades vitrées, imaginez une ruche très allemande: des ingénieurs, des inventeurs et des experts des formulaires, tous occupés à garder la Bundeswehr, c’est-à-dire les forces armées allemandes, au sommet de la technologie. Le lieu porte un nom à rallonge: Bundesamt für Ausrüstung, Informationstechnik und Nutzung der Bundeswehr, autrement dit le B-A-A-I-N-B-W. Oui, le dire cinq fois d’affilée donne presque l’impression de passer un test d’entrée. Leur mission, c’est l’équipement au sens large. Quand l’armée a besoin de quelque chose, cette agence le repère, le teste, l’achète et s’assure qu’on puisse l’entretenir. On parle de véhicules blindés, de sous-marins discrets, de casques dernier cri, d’uniformes “intelligents”… et même de la très humble gourde. Du premier croquis jusqu’à l’utilisation sur le terrain, et parfois jusqu’à la mise au rebut, tout passe par leur liste de contrôle. Avant deux mille douze, ce grand orchestre était séparé en deux administrations: l’une pour l’ingénierie et les achats, l’autre pour les systèmes d’information. Fusionnées, elles ont donné le B-A-A-I-N-B-W, qui gère aussi bien les correctifs techniques que les énormes commandes, les enquêtes après dommages, et même l’envoi de matériel à des pays amis non membres de l’O-T-A-N. Le siège est installé sur un site chargé d’histoire: l’ancien cœur administratif de la Rhénanie prussienne. À sa tête, un président au plus haut niveau de rémunération, épaulé par des vice-présidents, dont un vice-président “militaire”, histoire d’annoncer la couleur. Environ six mille huit cents personnes y travaillent, avec des militaires, des spécialistes de la logistique, et même autour de cent quatre-vingts consultants externes. Et l’araignée a des pattes partout: terrains et centres d’essais techniques en Allemagne, avec des chars testés près de Trèves, des avions à Manching, des navires à Eckernförde, et des technologies à Greding. Des experts planchent sur la protection chimique à Munster, d’autres sur les matériaux à Erding, et des équipes vérifient aussi la conformité aux standards de l’O-T-A-N, réparties dans plusieurs villes. Même ici, il y a eu du suspense. En deux mille vingt-trois, un officier surnommé “Captain” a été arrêté: il aurait gravé environ mille quatre cents pages de secrets sur des C-D et tenté de les déposer dans des ambassades pour la Russie. Après un procès bien dramatique, il a avoué et a écopé de plus de trois ans de prison. Si vous apercevez l’emblème: une demi-roue dentée, un aigle allemand stylisé et la Croix de Fer, sur fond blanc barré de rouge, un clin d’œil à Coblence. Derrière l’apparence d’un simple bâtiment de bureaux, on façonne ici l’armée moderne, un casque, une ligne de code et un blindé à la fois. Et qui sait, quelqu’un y travaille peut-être aussi sur la tasse à café indestructible. Si vous voulez creuser les missions, la structure ou le personnel, retrouvez-moi dans la section chat.
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Vous voilà face au tribunal de grande instance de Coblence, le Landgericht Koblenz. Impossible de le rater: un grand bâtiment moderne, bien droit dans ses beige clair, avec une façade en damier et des rangées de fenêtres carrées qui brillent comme si la justice aimait aussi le rangement. Pour comprendre ce lieu, on remonte à mille huit cent vingt. À l’époque, la Rhénanie porte encore l’empreinte des lois napoléoniennes. Et oui, ici la justice a eu une petite touche française: on parle de Landgerichte, des tribunaux régionaux à l’allemande, qui reprenaient une organisation inspirée des réformes françaises. On y tranche tout, des disputes de voisinage aux affaires autrement plus dramatiques. Bref, le genre d’endroit où une haie mal taillée peut finir en grande histoire. Puis arrive mille huit cent soixante-dix-neuf: grandes réformes judiciaires en Allemagne. Imaginez les employés penchés sur des encriers, les papiers qui s’empilent, et le Landgericht Koblenz réorganisé pour superviser tout un patchwork de communes autour. En mille huit cent quatre-vingt-huit, le tribunal tourne à plein régime: il gère les affaires de plus de trois cent quatre-vingt mille habitants, avec un président, deux directeurs et une solide équipe de juges. On raconte que certains verdicts ont peut-être été préparés entre deux bouchées, mais ça, c’est la rumeur locale. Et puis l’Histoire se durcit. Sous le régime nazi, le tribunal devient le siège d’un tribunal spécial, un Sondergericht: une juridiction d’exception, faite pour juger vite, et souvent durement. Après la Seconde Guerre mondiale, rideau: fermeture des tribunaux, incertitude totale. Mais la machine judiciaire repart, et les juridictions ordinaires rouvrent, s’occupant de la vie réelle: biens, terrains, et querelles de famille, y compris les divorces et leurs débats épiques. Détail souvent oublié: en mille neuf cent vingt-sept, le site accueille aussi l’un des trois Landesarbeitsgerichte de la région, c’est-à-dire une cour régionale du travail, spécialisée dans les conflits entre salariés et employeurs. Aujourd’hui, l’endroit fonctionne comme une petite ville: environ deux cent cinquante personnes, dont soixante-quinze juges, répartis entre quatorze chambres civiles et seize chambres pénales, plus des services spécialisés, par exemple en erreurs médicales ou en cyberdroit. Et oui, il existe aussi une chambre pour les mineurs, dédiée aux bêtises qui deviennent des dossiers. À la barre, le président Stephan Rüll, avec la vice-présidente Andrea Mannweiler. Alors, en regardant cette forêt de fenêtres, pensez à tous les récits passés ici… et au petit “clac” du marteau qui lance peut-être la prochaine grande histoire de Coblence.
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Devant vous, les installations du Rhin déroulent une longue promenade au bord de l’eau, avec des arbres de tous âges qui font un joli plafond de feuilles au-dessus des allées. Regardez vers le fleuve: on comprend tout de suite pourquoi les habitants viennent ici pour marcher, discuter, flâner, et simplement suivre le courant des yeux. Maintenant, imaginez le même endroit il y a presque deux cents ans. Au lieu des promeneurs, des chevaux peinaient sur un chemin poussiéreux, tirant de lourds bateaux à contre-courant. Au ras de l’eau, des peupliers sauvages se tassent comme s’ils voulaient se cacher. Ce que vous voyez aujourd’hui, c’est un grand projet de “jardinage historique” sur environ trois kilomètres et demi, le long de la rive gauche de Coblence. L’idée naît en mille huit cent neuf, pendant l’occupation française. Un administrateur français très énergique, Adrien de Lezay-Marnésia, lance ici des pépinières, c’est-à-dire des espaces où l’on fait pousser de jeunes arbres et arbustes avant de les planter ailleurs. On y trouve des fruitiers, des arbustes décoratifs, et la ville se retrouve avec un vrai jardin d’agrément. Les familles aisées viennent se promener entre magnolias, aubépines et chemins sinueux, histoire de se donner l’impression d’être à la campagne… en restant en ville. Seule question: qui taillait tout ça? Mystère, et je plains le jardinier. Puis le conte se gâte. Lezay-Marnésia est muté, l’argent manque, et le “Parc Lezay” est vendu, utilisé même comme dépôt de bois de chauffage. Des décennies plus tard, les Prussiens arrivent et, au milieu du dix-neuvième siècle, la princesse Augusta, passionnée de jardins à l’anglaise, veut un terrain de jeux digne d’une princesse pour sa fille. Elle fait appel à Peter Lenné, vedette de l’architecture paysagère, l’art de concevoir des parcs qui paraissent naturels. Finis les parterres au cordeau: place aux pelouses, aux chemins qui serpentent, aux arbres en fleurs et aux bancs parfaits pour les confidences. Le parc s’agrandit encore quand les anciennes fortifications sont démantelées en mille neuf cent deux. Après la guerre franco-prussienne, l’élan patriotique ajoute de grands monuments, empereurs et poètes en tête, façon “si on peut faire grand, pourquoi faire petit”. Le vingtième siècle frappe fort: la Seconde Guerre mondiale bombarde Coblence, abîme arbres, pavillons et hôtels élégants. Beaucoup est détruit ou emporté. Les habitants retroussent les manches, replantent, refont les allées, et la verdure revient. Dernière grande métamorphose: deux mille onze, avec la Bundesgartenschau, l’Exposition fédérale de jardins. D’où cette promenade modernisée, ses escaliers au bord de l’eau, ses jeunes alignements d’arbres, ses pelouses et ses grands platanes. Ici, l’ancien et le neuf cohabitent. Des pique-niques royaux aux festivals de fleurs, tout est passé par là. Et parfois, on capte même le parfum des tilleuls. Si vous voulez, on peut poursuivre vers le Konrad-Adenauer-Ufer ou les jardins de l’impératrice Augusta. Retrouvez-moi dans la section discussion de l’application.
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Droit devant, levez simplement la tête: vous verrez une fine guirlande de cabines vitrées qui glisse au-dessus du Rhin, depuis les berges côté vieille ville jusqu’à l’imposante forteresse d’Ehrenbreitstein. À Koblenz, on a l’art de relier les points… surtout quand il y a un fleuve au milieu. Retour en arrière. En deux mille onze, la ville accueille la Bundesgartenschau, une grande exposition horticole qui attire des foules. Problème très concret: comment faire monter des milliers de visiteurs depuis le bord du Rhin jusqu’à la forteresse sans transformer les rues en parking à bus? Gros débat municipal: navettes, embouteillages, klaxons… ou une idée plus légère. Quelqu’un a fini par dire, en substance: “Et si on volait?” Voilà le téléphérique. Les travaux commencent en avril deux mille neuf. Oui, quelques arbres ont été abattus, mais la règle avait un côté conte de fées: pour chaque arbre coupé, trois nouveaux ont été plantés. Ensuite, on tend d’énormes câbles d’acier au-dessus de l’eau, parfois avec l’aide d’un hélicoptère. Les habitants, eux, avaient le cou en l’air comme au feu d’artifice. En juin deux mille dix, les cabines brillantes sont suspendues, et Koblenz peut enfin monter à bord. Côté technique, c’est du sérieux: presque neuf cents mètres de traversée, et environ cent douze mètres de dénivelé. C’est le premier téléphérique tricâble à mouvement continu d’Allemagne: deux câbles porteurs fixes supportent la cabine, et un troisième, mobile, la tire. Résultat: une capacité de sept mille six cents personnes par heure, dans les deux sens. Dans les cabines vitrées, la vue fait le tour complet, avec les bateaux en dessous et la vallée du Rhin tout autour. Tout le monde n’a pas applaudi. L’U-N-E-S-C-O, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, craignait que la ligne gâche les perspectives historiques entre la basilique Saint-Castor et la vallée. Au départ, démontage prévu après trois ans. Sauf que les habitants ont dégainé plus de cent mille signatures et de grandes manifestations. Après des allers-retours administratifs dignes d’un roman, l’U-N-E-S-C-O a accepté: le téléphérique reste, au moins jusqu’en deux mille trente. Chaque cabine, fabriquée en Suisse, emporte trente-cinq passagers, et l’une a même un plancher en verre. Le trajet dure quelques minutes, entraîné par un gros moteur électrique. Et pour la sécurité, on ne plaisante pas: même avec des vents de tempête dépassant cent quarante kilomètres par heure, la conception à deux câbles porteurs limite fortement le balancement, et des moteurs de secours peuvent ramener tout le monde. Ce n’est pas juste un gadget: c’est un trait d’union entre la ville et la forteresse, entre les fêtes en bas et les pentes sauvages en haut. Et lors du tout premier départ, imaginez la scène: discours officiels, sourires figés… et des “autoportraits” pris avant que le mot ne devienne à la mode. Koblenz a retenu son souffle, puis a adopté son bel oiseau de verre.
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Vous voilà devant la basilique Saint-Kastor. Regardez-moi ces deux flèches jumelles qui montent la garde, et cette pierre claire, presque couleur crème. C’est la plus vieille église de Coblence. Tellement vieille que si ses murs facturaient chaque événement historique qu’ils ont vu passer, vous demanderiez un prêt rien que pour pousser la porte. L’histoire commence au neuvième siècle. Imaginez le secteur encore bien plus vert, tout près du confluent du Rhin et de la Moselle, avec des prêtres francs et des ouvriers qui trimballent des blocs et posent les premières fondations. L’église est achevée vers huit cent trente-six, sur commande de l’archevêque Hetti de Trèves, avec un coup de pouce de l’empereur Louis le Pieux. Enfin… surtout Hetti, parce que Louis a carrément manqué l’inauguration. Le tout premier bâtiment n’avait pas exactement la même allure qu’aujourd’hui, mais il se dressait fièrement juste à l’extérieur des portes de Confluentes, l’ancêtre de Coblence. Et avant même ces bâtisseurs, ce sol avait déjà une sacrée mémoire. Sous vos pieds, on a retrouvé des traces celtes de l’âge du Fer, comme des foyers. Puis, à l’époque d’Auguste, un fort romain s’installe ici. En deux mille huit, pendant qu’on retapait les jardins pour l’Exposition horticole nationale, des ouvriers sont tombés sur un profond fossé romain. L’Histoire, ici, se cache à portée de pelle. Plus tard, un temple gallo-romain se dresse sur le site, puis, après le départ des Romains, un cimetière franc prend le relais. Autant dire que c’était sacré bien avant qu’on prononce “Coblence” sans hésiter. Saint-Kastor devient vite un lieu très royal. En huit cent quarante-trois, des envoyés des trois fils de Louis le Pieux se réunissent ici pour régler le partage de l’Empire franc. On appelle ça le traité de Verdun. En clair, une partie de l’Europe se dessine sur le pas de cette église. La “table de négociation”? Peut-être un banc grinçant, ou la plus belle stalle du coin. En huit cent soixante, des rois rivaux s’y retrouvent encore et, miracle diplomatique, ils négocient la paix au lieu de se lancer une nouvelle querelle de couronne. Mais tout n’a pas été doux. En huit cent quatre-vingt-deux, des Normands détruisent l’église. Les habitants la rebâtissent aussitôt. Au fil des siècles, l’édifice change: une façade à double tour apparaît, le chœur à l’est s’enrichit. Le chœur, c’est la partie autour de l’autel, réservée autrefois au clergé. Et entre mille cent soixante et mille deux cent huit, l’allure romane que vous voyez aujourd’hui se met en place. “Roman”, ici, veut dire un style médiéval aux formes solides, avec beaucoup d’arcs en plein cintre, des arches bien arrondies. Ouvrez l’œil: les absides, ces volumes arrondis à l’arrière, sont ici en triple arcature; les pilastres, sortes de colonnes plates collées au mur, rythment les façades; les pignons des tours, ces triangles en haut des murs, sont bien raides; et vous verrez des lions sculptés, symboles du Christ. Faites le tour vers le chœur côté Rhin: là-haut court une galerie naine, une petite galerie décorative, avec vingt et une colonnettes sous des arcs. À l’intérieur, on passe à un autre chapitre: des voûtes gothiques, donc des plafonds en arcs qui se croisent et montent en hauteur, des peintures murales anciennes, des restaurations délicates, et une belle collection de tombeaux et d’œuvres. La chaire en grès de mille six cent vingt-cinq, c’est le pupitre surélevé d’où l’on prêchait: elle sait se faire remarquer. Et si vous repérez une châsse, un coffret pour reliques, dédiée à Saint-Kastor et à Rizza, vous avez devant vous le grand luxe médiéval. Même les cloches ont une biographie d’aventurières. Depuis mille deux cents, elles ont été confisquées pour la guerre, fondues en canons, sauvées par un clergé coriace, puis expédiées à Hambourg pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de revenir après la paix. En sortant, jetez un œil au jardin au sud, recréé pour l’exposition de deux mille onze en “jardin de paradis”. On y trouvait aussi un cadran solaire malin: il donnait l’heure et la date… à condition de comprendre le mode d’emploi, un vrai puzzle à l’ancienne. Sur le parvis, c’est-à-dire l’esplanade devant l’église, la fontaine Kastor, construite en mille huit cent douze, affiche une inscription moqueuse sur les retournements des guerres napoléoniennes. Même la pierre, ici, a le sens de l’humour. Aujourd’hui, Saint-Kastor tient toujours le rôle d’ancre au confluent: paroisse vivante, site inscrit à l’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, et protégé par la loi. Si vous voulez creuser l’architecture, le mobilier, les alentours ou la communauté, retrouvez-moi dans la section chat.
Ouvrir la page dédiée →Pour repérer la Commanderie de l’Ordre Teutonique, regardez droit devant vous: un grand bâtiment blanc, très net, avec des toits à pignons bien pentus, des fenêtres bordées de…Lire plusAfficher moins
Pour repérer la Commanderie de l’Ordre Teutonique, regardez droit devant vous: un grand bâtiment blanc, très net, avec des toits à pignons bien pentus, des fenêtres bordées de rouge, le tout derrière un vieux mur de pierre. Juste à côté, des jardins et une allée fleurie comme si la ville avait décidé de se mettre sur son trente-et-un. Vous êtes devant la Commanderie de Coblence. Une commanderie, c’est la base locale d’un ordre religieux et militaire: on y gère les terres, l’argent, l’accueil… et parfois les conflits. Ici, imaginez l’année mille deux cent seize. Des chevaliers en manteaux blancs marqués d’une grande croix noire traversent ces lieux. Tout près, la Moselle et le Rhin se rejoignent, et sur ce point stratégique s’élève la toute première implantation teutonique en Rhénanie. Ils ont été appelés par l’archevêque Théoderich de Wied. Et surprise: à Coblence, ils se font surtout connaître moins par l’épée que par les soins. Ils s’occupent des malades à l’hôpital Saint-Nicolas, qu’ils déplacent près de l’ancienne église Saint-Kastor. Au Moyen Âge, un chevalier capable de calmer une fièvre, c’était presque aussi précieux qu’un chevalier capable de gagner une bataille. Au milieu du treizième siècle, leur puissance grimpe: actes de propriété, villages, terres jusqu’à Frücht. Leur siège, souvent appelé Deutscher Ordt ou Deutsches Eck, devient si célèbre que lorsque la statue de l’empereur Guillaume premier est érigée en mille huit cent quatre-vingt-dix-sept, le nom Deutsches Eck se déplace avec elle. Un vrai déménagement d’identité. Au quinzième siècle, la commanderie fait partie de quatre “chambres”, c’est-à-dire des districts directement sous l’autorité du Grand Maître, le chef suprême de l’ordre. On raconte même que le commandeur, avec des possessions à Elsen et Waldbreitbach, avait voix au chapitre dans le Saint Empire romain germanique. Imaginez les réunions: des parchemins interminables et des débats sans fin. Puis arrivent les bouleversements: en mil sept cent quatre-vingt-quatorze, les troupes françaises entrent à Coblence. En mille huit cent neuf, les chevaliers sont dehors, les lieux passent au privé, et la commanderie devient… un magasin à grains. On abat des murs, on ajoute des charpentes, et une partie de l’église disparaît, sauf un mur, accroché à ses belles voûtes de pierre. Au vingtième siècle, le bâtiment sert d’Archive d’État prussienne. Ensuite, la Seconde Guerre mondiale ravage presque tout. Dans les années mille neuf cent cinquante, on reconstruit avec soin le Rheinbau, en gardant le toit raide, les pignons en forme d’écusson et la petite tourelle. Aujourd’hui, place au musée Ludwig, dédié à l’art moderne français. À l’intérieur, vous pouvez tomber nez à nez avec le grand Pouce de César, ou des œuvres qui jouent avec la mémoire et l’oubli. Dans le Blumenhof, là où poussaient autrefois des herbes médicinales, ce sont des sculptures contemporaines qui prennent racine. Dernier sortilège: le site fait partie du patrimoine mondial de l’U-N-E-S-C-O, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, dans la Vallée du Haut-Rhin moyen. Et même au vingt-et-unième siècle, on retrouve encore des vestiges sous le sol. Qui sait ce que les fleurs cachent encore. Si vous voulez creuser l’histoire des bâtiments, l’origine de la Kammerballei de Coblence ou le rôle de son commandeur, descendez dans la section chat et venez m’en parler. Ici Andy, votre guide, toujours partant pour une bonne enquête.
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