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Visite audio de Buenos Aires : Chemins d'art et d'histoire à Palermo

Guide audio14 arrêts

Sous la lumière dorée de Palermo, chaque façade cache une histoire qui attend d'être révélée. Buenos Aires ne charme pas seulement avec ses cafés et ses parcs ; elle murmure des secrets dans les couloirs de l'Académie argentine des lettres, derrière les portes sculptées du Musée national d'art décoratif et sous la modernité éblouissante du Musée d'art latino-américain. Lancez-vous dans un voyage audio en autonomie au cœur battant de la ville et découvrez des histoires que la plupart des visiteurs manquent. Quels débats passionnés ont secoué l'Académie lors d'une nuit de crise culturelle ? Pourquoi certaines vitrines du Musée d'art décoratif sont-elles restées fermées au public pendant des décennies ? Qui a utilisé une salle du MALBA pour organiser une réunion secrète sur l'avenir de l'art argentin ? Déambulez à travers les couloirs des luttes artistiques, au-delà des murmures politiques, et capturez la beauté des moments cachés à chaque coin de rue. Appuyez sur lecture et ouvrez la porte à l'inattendu.

Aperçu du tour

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À propos de ce tour

  • schedule
    Durée 80–100 minsAllez à votre propre rythme
  • straighten
    Parcours à pied de 3.0 kmSuivez le sentier guidé
  • location_on
  • wifi_off
    Fonctionne hors ligneTéléchargez une fois, utilisez n'importe où
  • all_inclusive
    Accès à vieRéécoutez n'importe quand, pour toujours
  • location_on
    Commence à Tour Bellini

Arrêts de ce tour

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  1. Tour Bellini
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    Pour repérer la Tour de Bellini, levez les yeux au-dessus des arbres au loin, cherchez la tour haute et élégante à la façade blanche et vitrée qui semble percer le ciel de…Lire plusAfficher moins

    Pour repérer la Tour de Bellini, levez les yeux au-dessus des arbres au loin, cherchez la tour haute et élégante à la façade blanche et vitrée qui semble percer le ciel de Palermo, un peu isolée des autres grands immeubles. Alors, prêt à voyager dans le temps? Imaginez-vous au cœur de Palermo, là où actuellement le bruissement des feuilles et le parfum des jardins se mélangent au vent venu du Río de la Plata. La Tour de Bellini, ce grand immeuble qui se dresse fièrement devant vous, n’est pas juste un bâtiment parmi tant d’autres : c’est l’un des géants de la ville! Construit alors que Buenos Aires aspirait à dépasser les nuages, la tour s’est vite hissée dans le classement des immeubles les plus hauts de la capitale. On raconte qu’au sommet, on peut presque sentir le tango voler dans l’air… ou avoir le vertige, c’est selon! Jadis, ce coin de Palermo était surtout connu pour ses espaces verts et son ambiance paisible. Aujourd’hui, avec Bellini, les habitants vivent littéralement “la tête dans les nuages”. Qui sait? Peut-être qu’un jour, on installera des balançoires sur le toit… mais pour l’instant, profitez juste de la vue et imaginez les histoires qui dorment derrière chaque fenêtre illuminée!

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  2. Devant vous, l’Hôpital Dr. Juan A. Fernández se repère facilement: un bâtiment blanc, moderne, à grandes baies vitrées avec des lettres noires affichant fièrement son nom…Lire plusAfficher moins

    Devant vous, l’Hôpital Dr. Juan A. Fernández se repère facilement: un bâtiment blanc, moderne, à grandes baies vitrées avec des lettres noires affichant fièrement son nom au-dessus de l’entrée principale, flanqué d’une rampe et de marches où circulent soignants en blouses blanches. Imaginez-vous dans le Palermo de la fin du XIXe siècle: pas encore de voitures klaxonnantes, seulement des rues poussiéreuses avec des saules planant au-dessus de terrains vagues et des maisons en désordre, assez loin du centre. Un endroit mystérieux, un peu oublié, où s’est installé ce qui allait devenir l’hôpital Fernández. En 1889, il ne s’appelait pas encore comme ça, mais « Dispensario de Salubridad et Sifilicomio Municipal » - avouez, c’est un nom à dormir debout, mais il avait du sens! Il s’occupait surtout des maladies contagieuses, à une époque où la syphilis faisait des ravages à Buenos Aires. Ici, ce n’était pas la douceur, plutôt la prudence et un brin de peur. Il paraît qu’à l’époque, cette institution était « plate et sombre », tout le contraire de ce que vous voyez aujourd’hui! Avec les années, le quartier s’est transformé. En 1893, sous le regard du maire Miguel Cané, le lieu prend le nom d’Hôpital du Nord et se spécialise dans l’accueil des femmes sans abri, « victimes de contagions abominables ». Disons que pour la réputation, on repassera! Puis en 1904, l’hôpital reçoit un nouveau nom et une nouvelle ambition, honorant un homme d’exception: le Dr Juan Antonio Fernández, surnommé « l’Hippocrate argentin ». Ce pionnier était professeur, chirurgien, fondateur de la première académie nationale de médecine et même doyen de la faculté. De 1907 à 1910, les marteaux-piqueurs s’en donnent à cœur joie: nouvelles salles de chirurgie, maternité, soins pour enfants, puis rayons X qui, à l’époque, faisaient plus peur qu’un film d’horreur. Plus tard, en 1937, rebelote: on décide une reconstruction en bonne et due forme. Le chantier s’étire jusqu’à 1943, date d’une inauguration digne des plus grandes fêtes et, histoire de faire bonne mesure, l’hôpital triple presque ses spécialités entre 1948 et 1953. Et, vous savez quoi? L’hôpital Fernández n’arrête jamais: cliniques pour enfants, services urgences redoutés (mais admirés), divisions de toxicologie, infectiologie, traumatologie. Et puis, c’est ici qu’on forme des générations de médecins, grâce à son partenariat avec l’université. En 2018, le prix Konex vient reconnaître tout ce travail, la cerise sur le gâteau médical! Alors, la prochaine fois que vous passez, pensez à tous les soupirs, les espoirs, les cris de vie et les histoires qui circulent ici, entre les murs blancs et les vitres qui regardent le Palermo d’aujourd’hui!

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    Devant vous, cherchez la silhouette élancée d’une tour moderne, tout en verre et en acier, qui se distingue nettement sur la ligne d’horizon au-dessus des arbres et des jardins…Lire plusAfficher moins

    Devant vous, cherchez la silhouette élancée d’une tour moderne, tout en verre et en acier, qui se distingue nettement sur la ligne d’horizon au-dessus des arbres et des jardins paisibles. Approchez-vous, car voici la fameuse Tour Bulnes, perchée au cœur de Palermo comme un phare urbain! Imaginez le tumulte de Buenos Aires il y a quelques décennies, quand s’élever dans le ciel était presque un pari fou. Cette tour, c’est un peu la star d’un film de grande hauteur… Mais pas de cape, simplement son élégante façade qui défie le temps et le vent de la ville. Il paraît que, la nuit, les lumières de ses fenêtres racontent des histoires différentes à chaque étage, des petites intrigues de voisinage ou de grands rêves blottis dans les hauteurs. C’est drôle d’imaginer qu’elle partage le podium avec d’autres géants dans la liste des immeubles les plus hauts de Buenos Aires: une sorte de compétition secrète où aucun gratte-ciel ne veut rester dans l’ombre! Mais la Tour Bulnes, elle, garde toujours la tête haute, fière et sereine, offrant une vue spectaculaire sur les espaces verts du parc et sur la vie bouillonnante du quartier. Alors, laissez votre imagination grimper jusqu’au sommet, et qui sait, peut-être entendrez-vous le murmure du vent qui raconte ses secrets là-haut…

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  1. Pour repérer le Musée d’art populaire José Hernández, cherchez ce beau petit hôtel créme aux volets arrondis, flanqué de grandes bannières MAP bleues, juste derrière la grille en…Lire plusAfficher moins

    Pour repérer le Musée d’art populaire José Hernández, cherchez ce beau petit hôtel créme aux volets arrondis, flanqué de grandes bannières MAP bleues, juste derrière la grille en fer au coin des rues ombragées. Laissez-moi vous emmener dans une aventure au cœur des traditions argentines! Vous voilà devant un bâtiment qui semble avoir voyagé dans le temps, mêlant l’élégance des résidences françaises et italiennes à la chaleur de l’art populaire… Fermez les yeux un instant et imaginez: à la fin du XIXe siècle, ce quartier paisible résonnait des pas feutrés des familles de l’élite et du bruissement des feuilles dans les jardins. La maison appartenait à Félix Bunge, qui a eu la générosité farfelue - ou la clairvoyance? - de demander dans son testament que sa demeure devienne un musée dédié à l'art traditionnel argentin. Quand la municipalité a accepté ce don, une toute nouvelle aventure commença… Mais ne vous attendez pas à un musée poussiéreux! Ici, c’est toute l’âme du peuple argentin qui s’anime à travers des objets du quotidien, des textiles mapuche multicolores tissés avec patience, de la vaisselle en argent scintillante à la lumière, ou encore d’anciennes selles de cheval qui portent l’odeur du cuir et les chants des pampas. On y trouve même des sabres, des armes de feu et des instruments de musique. Chaque pièce raconte l’histoire d’un artisan, qu’il soit indigène, gaucho ou immigré européen. D’ailleurs, si vous tendez l’oreille, vous entendrez peut-être encore l’écho des voix joyeuses lors d’un bal ou d’un carnaval Corrientes, grâce aux costumes de fête et masques colorés exposés! Saviez-vous qu’au départ, les vitrines étaient remplies d’armes et de ponchos mapuches, offerts par Bunge? Puis, au fil du temps et des directeurs, le musée s’est enrichi de dons précieux, comme celui de Carlos G. Daws, un passionné qui avait réuni, rien que pour le plaisir, 2 600 objets du monde rural. On acheta aussi des pièces rares lors de voyages dans le Nord-Ouest argentin ; parfois, des objets sont venus tout seuls, portés par la passion des collectionneurs ou… la curiosité des visiteurs! Un des joyaux, ce sont les œuvres d’Hermógenes Cayo, artiste de la Puna, maître imagier et tisseur, pour qui chaque création était un poème de laine et de résistance face aux vents andins. Le MAP n’a jamais cessé de bouger, et même aujourd’hui, il expose la neoartesanía : l’artisanat innovant, où tradition se mêle à design, matériaux modernes, et même… recyclage! Certains artisans seraient capables de transformer une canette vide en chef-d’œuvre. Bon, peut-être pas en mate, mais le résultat est tout aussi surprenant. Au fil des décennies, ce lieu a été un creuset d’idées : débats enflammés sur ce qu’est l’art populaire, films projetés aux enfants dans les écoles, bals sous la tonnelle, et - écoutez bien - le doux froissement de pages dans sa bibliothèque, l’une des plus réputées sur le folklore argentin, avec plus de 14 500 ouvrages et une collection de vieux vinyles, vestiges des voix du passé. Et même lorsque la dictature tenta d’effacer « populaire » du nom du musée, les artisans, les chercheurs et… les voisins ne cessèrent jamais de défendre cet univers où chaque objet, du plus modeste panier au plus somptueux poncho, porte la mémoire et la fierté du peuple argentin. Alors, la prochaine fois que vous croiserez une personne avec un beau sac en cuir ou un pull tissé main, demandez-vous : et si l’objet avait une histoire digne d’entrer dans ce musée? Bon, ne tentez pas de le glisser discrètement dans votre sac - la créativité, oui, mais le vol, non! Intrigué par les collections, la galerie ou les débuts? Rendez-vous dans la section de discussion et je serai heureux de vous fournir plus de détails.

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  2. Pour repérer le Musée d'art latino-américain de Buenos Aires devant vous, cherchez un édifice moderne aux grands blocs de pierre claire, aux volumes géométriques audacieux, et à…Lire plusAfficher moins

    Pour repérer le Musée d'art latino-américain de Buenos Aires devant vous, cherchez un édifice moderne aux grands blocs de pierre claire, aux volumes géométriques audacieux, et à la façade vitrée vers la gauche, qui capte la lumière du soleil à chaque heure. Ah, le MALBA, c’est un peu le coffre au trésor de l’art latino-américain, mais sans la poussière, ni les pièges à Indiana Jones! Imaginez-vous un instant en septembre 2001, la ville bruisse de curiosité: un musée tout neuf ouvre ses portes, imaginé non pas pour faire dormir ses visiteurs, mais pour leur montrer la diversité, la modernité, et surtout la passion de l’art de tout un continent. C’est la Fondation Costantini, guidée par un amour profond pour l’art, qui décide de créer ce temple de la créativité. Son objectif? Rassembler, protéger et surtout partager les merveilles du XXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Vous ne trouverez pas ici des toiles poussiéreuses ou des statues tristes et abandonnées. Non, le MALBA bouillonne de vie! Sa collection, c’est un véritable tour du monde latino, avec 400 œuvres de 160 artistes de l’Argentine, du Brésil, du Mexique et de bien d’autres pays. Ai-je mentionné qu’il s’agit d’une institution entièrement privée et sans but lucratif? Ils n’exposent pas des billets, mais bien des œuvres de génie! Dehors, le bâtiment impose le respect avec ses volumes en pierre calcaire espagnole et son grand mur de verre vert, comme un écrin polygone sorti tout droit d’un rêve d’architecte. Pas étonnant que des architectes de renommée mondiale, comme Norman Foster, aient participé au choix du projet! L’intérieur ne déçoit pas non plus: une entrée latérale, des escaliers mécaniques qui longent la grande vitre, montant entre la lumière et les reflets, comme une invitation vers des mondes insoupçonnés… On a même élargi ses fondations sous la Plaza Perú avec un plan à la "mission impossible" de Carlos Ott: un plancher de verre transparent pour admirer les expositions depuis la place… et pour donner un peu de lumière naturelle au musée. Les chaussures grincent, les visiteurs murmurent, tout le monde regarde vers le bas: « Dis donc, c’est moi où ce musée a des airs de science-fiction? » Mais revenons à l’essentiel: ce qu’il y a à voir! Le MALBA, c’est le foyer d’œuvres magnifiques comme « Abaporu » de Tarsila do Amaral, le célèbre « Diego et moi » de Frida Kahlo, ou même un portrait du mystérieux Ramón Gómez de la Serna par Diego Rivera. Ici, tout est question de diversité: peinture, sculpture, collage, photographie, vidéo, installations… Certains coins du musée semblent sortir tout droit d’un rêve, où la politique côtoie l’art, l’abstraction danse avec le pop, et le surréalisme se fait la malle au détour d’un couloir. Le musée ne se contente pas d’exposer, il vit et respire au rythme des expos temporaires, des cycles de cinéma indépendant, des rencontres littéraires, des ateliers de design et des festivals de toutes les couleurs (ah, le Filba, ce salon de la littérature qui secoue Buenos Aires chaque année!). Il accueille aussi tous les publics: enfants, familles, seniors, personnes en situation de handicap… Ici, tout le monde a sa place pour découvrir, s’évader, ou juste rêver un peu. Savez-vous que le MALBA s’est imposé comme une véritable référence culturelle? En 2007, il a été déclaré Site d’Intérêt Culturel par la ville, et il a même reçu le prestigieux prix Konex de Platine. Franchement, ce musée mériterait une palme d’humour pour la surprise que provoquent ses œuvres ou une médaille pour avoir fait aimer l’art contemporain à ceux qui pensaient détester ça. Alors, prêt à entrer et à vous laisser surprendre par la magie du MALBA? Laissez-vous happer par la lumière, les formes, et ouvrez grands les yeux… la modernité latino-américaine vous attend derrière ces murs de pierre et de rêves! Vous souhaitez approfondir le bâtiment, la collection permanente ou les expositions et programmes? Rejoignez-moi dans la section de discussion pour une conversation perspicace.

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  3. Devant vous, le quartier de Palermo s’étend comme un écrin de verdure et d’élégance, niché dans le coin nord de la carte, entre la ville animée et les espaces verts où les arbres…Lire plusAfficher moins

    Devant vous, le quartier de Palermo s’étend comme un écrin de verdure et d’élégance, niché dans le coin nord de la carte, entre la ville animée et les espaces verts où les arbres forment une canopée luxuriante. Bienvenue à Palermo Chico, ou Barrio Parque! Imaginez-vous ici, dans une oasis luxueuse, bien différente du tumulte urbain auquel Buenos Aires nous habitue. Les rues pavées serpentent discrètement à travers des allées ombragées, et si vous tendez l’oreille, vous n’entendrez pas grand-chose… sauf peut-être le murmure léger des feuilles ou le pas feutré d’un promeneur milliardaire! C’est un quartier si calme et chic qu’on pourrait croire que les voitures ici roulent en pantoufles, histoire de ne pas réveiller les magnolias. Mais ce coin n’a pas toujours été aussi paisible et mondain. En 1848, cette terre, croyez-le ou non, appartenait à Juan Manuel de Rosas, le personnage incontournable de l’histoire argentine. Il la donna, élégamment, à son fidèle bras droit Nicolás Mariño. Après quelques rebondissements immobiliers, plusieurs familles s’y sont succédées, chacune laissant sa marque. Imaginez les chevaux galopant là où se dressent aujourd’hui de splendides résidences, car à une époque ici on élevait des pur-sangs pour les grandes courses! Les cris des jockeys ont tranquillement été remplacés par… le doux silence d’un quartier de rêve. Tout change en 1912, lorsqu’un homme au flair de poète débarque : Carlos Thays, célèbre paysagiste, visionnaire avec un faible certain pour les courbes et les diagonales. Sa mission? Oublier les lignes droites et offrir à Buenos Aires un quartier où chaque coin de rue serait une surprise - un peu comme chercher le beurre dans un frigo bien rempli! Grâce à lui, les arbres natifs prospèrent et les avenues, telles Libertador ou Figueroa Alcorta, accueillent de somptueuses demeures aux styles variés: du petit hôtel au palais monumental. Dans les années 40, la transformation continue : les luxueuses villas laissent parfois place à des immeubles modernes, mais toujours enveloppés de verdure et gardant l’esprit exclusif du quartier. Ici, vivent aujourd'hui artistes célèbres, politiciens et sportifs de renom, tout ce beau monde voisinant paisiblement entre une ambassade et une fontaine. Parlons justement des ambassades : presque chaque coin de rue est flanqué d’une résidence diplomatique, d’Espagne à la Suède, du Maroc à l’Indonésie. C’est un vrai « quartier VIP », presque un Monopoly grandeur nature, où les drapeaux flottent joyeusement au gré du vent argentin. Juste à côté, ne manquez pas la célèbre Plaza Alemania, ornée d’une fontaine monumentale offerte par la communauté allemande, témoignage de l’amitié entre peuples et de la diversité qui anime Buenos Aires. Et si, en parcourant ces rues calmes et fleuries, la beauté et le calme vous donnent l’impression d’avoir mis la main sur le ticket gagnant de la loterie immobilière, rassurez-vous : c’est l’effet Palermo! Mais attention, à deux pas de là, la réalité sociale reprend vite le dessus : de l’autre côté des rails du train, la fameuse Villa 31 rappelle que la ville a bien des visages, entre opulence et défis. Alors, promeneur, savourez chaque instant, ici où l’histoire, le luxe et la nature se mêlent dans une atmosphère tout simplement enchanteresse.

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  4. Devant vous, cherchez un blason aux couleurs vives: un cercle bleu et rouge orné d’un soleil doré, entouré d’épées croisées et de flammes dorées, c’est le symbole que vous verrez…Lire plusAfficher moins

    Devant vous, cherchez un blason aux couleurs vives: un cercle bleu et rouge orné d’un soleil doré, entouré d’épées croisées et de flammes dorées, c’est le symbole que vous verrez sur la façade. Bienvenue devant l’Institut national San Martín, le cœur battant de la mémoire du grand libérateur d’Argentine, du Chili et du Pérou. Imaginez un instant Buenos Aires en 1933: les rues résonnent encore du souvenir des combats, et un passionné d’histoire, le Dr. José Pacífico Otero, décide de fonder cet institut… un peu comme on crée un club de fans, mais pour un héros de l’indépendance! Il a choisi la date du 5 avril, pile le jour de l’anniversaire de la bataille de Maipú, ce grand moment où la liberté du Chili (et l’avenir de l’Argentine) a basculé. Enthousiaste, Otero dirige l’institut jusqu’en 1937. Après sa mort, sa femme fait preuve de générosité: elle offre une dotation pour que ce lieu ait enfin une vraie maison. Et là, surprise! Les architectes décident de bâtir une réplique de la modeste demeure de San Martín à Le Grand-Bourg, en France, où le général vivait en exil. On imagine presque San Martín, le matin, dégustant son café - enfin, son maté! - en regardant la campagne française, forcé de quitter l’Argentine à cause des jeux politiques pas très fair-play de l’époque. En 1944, panache historique, le président argentin place cette maison sous la protection du ministère de la Guerre, et très vite, l’inauguration arrive: l’institut ouvre ses portes en 1946, en pleine lumière. Mais attendez, ce n’est pas tout! Sous Perón, le centre devient incontournable: San Martín, qui avait dû quitter son pays en silence, retrouve sa place dans le cœur des Argentins, et même son corps revient au pays en héros pour reposer dans la célèbre cathédrale de Buenos Aires. En 1950, c’est le clou du spectacle: toute l’Argentine célèbre le « Libérateur ». Sur la place voisine, la statue « Le Grand-père éternel » apparaît, la seule montrant San Martín en vieillard sage - histoire de rappeler, peut-être, que même les super-héros vieillissent. Et comme San Martín n’était jamais du genre à rester en place, l’institut a essaimé partout dans le monde: Madrid, New York, Rome… Un vrai tour du globe, à faire pâlir de jalousie tout influenceur! Aujourd’hui, ce lieu n’est pas qu’un musée, il inspire cours, recherches et romans autour de l’une des figures les plus mystérieuses de l’Amérique du Sud. Alors, devant ce symbole, respirez l’histoire: elle s’y écrit encore, avec un brin de panache et, qui sait, un soupçon de malice argentine.

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  5. Devant vous, la Plaza República de Chile s’ouvre comme un îlot de verdure, repérez le grand monument équestre au centre, encerclé d’arbres anciens et de sentiers orangés. Vous…Lire plusAfficher moins

    Devant vous, la Plaza República de Chile s’ouvre comme un îlot de verdure, repérez le grand monument équestre au centre, encerclé d’arbres anciens et de sentiers orangés. Vous voilà arrivé dans ce coin de Buenos Aires où l’Argentine et le Chili semblent se serrer la main, en plein cœur de Palermo! Imaginez la scène: des arbres imposants, l’odeur de la terre après la pluie, un tapis d’allées de gravier couleur orange qui craque sous vos pas… On croirait presque être dans un roman d’aventure! Mais attention, ici, chaque statue a sa petite histoire prête à bondir hors du passé. Sous l’aile protectrice des musées tout proches et de l’ambassade du Chili - oui, regardez sur la rue Tagle, elle veille sur la place comme une maman poule - ce parc raconte l’épopée de l’indépendance sud-américaine. Regardez autour de vous: partout, des sculptures rendent hommage à des héros, mais aussi à des amis. Tenez, voyez-vous la statue d’Alejandro María Aguado? Il fut le copain ultra fidèle du général San Martín pendant l'exil, un vrai acolyte de mission secrète! Pas loin, d'autres figures prestigieuses prennent la pose: le maréchal péruvien Ramón Castilla, ou encore Martín de Güemes, surnommé le “Robin des grands espaces”. Mais le clou du spectacle, c’est ce cavalier intrépide au centre: Bernardo O'Higgins, l’un des “pères” du Chili, prêt à galoper vers la liberté. À ses côtés, une grande Dame veille: la Vierge du Carmen de Cuyo, star nationale et “générale” officielle de l’Armée des Andes. Si vous cherchez le clin d’œil de l’amitié, tendez l’oreille: l’œuvre “Amistad” de la sculptrice chilienne Francisca Cerda symbolise la fraternité entre deux pays voisins, plus soudés que deux empanadas à la viande. Petite dose d’émotion enfin: une plaque honore Salvador Allende, installée pile pour le centenaire de sa naissance. Cette place, c’est donc un peu comme un album photo géant où chaque statue vous chuchote une anecdote… ou un secret d’amitié entre l’Argentine et le Chili!

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  6. Voici devant vous, un vaste bâtiment en pierre claire avec de grandes fenêtres verticales, occupant tout un pâté de maisons ; pour ne pas le manquer, regardez en direction de…Lire plusAfficher moins

    Voici devant vous, un vaste bâtiment en pierre claire avec de grandes fenêtres verticales, occupant tout un pâté de maisons ; pour ne pas le manquer, regardez en direction de l’Avenida del Libertador, là où des banderoles jaunes et la bannière argentine flottent fièrement au sommet. Ah, le Club d’automobile argentin, ou Automóvil Club Argentino pour les intimes! Imaginez-vous en 1942, au cœur d’un quartier chic entouré de “sommets” architecturaux, sentir la tension monter lors de l’inauguration de ce mastodonte moderne - résultat du génie d’un bataillon d’architectes passionnés par la vitesse… et l’élégance. À sa place autrefois, résonnaient les musiques d’un célèbre cabaret, l’Armenonville, où les grandes figures venaient danser jusqu’au bout de la nuit. Maintenant, c’est ici que résonnent les moteurs. Enfin, façon de parler, car chez l’ACA, c’est tout du sérieux! Imaginez la scène: en 1904, une bande de “fous de conduite” - banquiers, aristocrates, pionniers argentins, et même un certain Horacio Anasagasti, déjà mordu de mécanique -, décident de fonder un club pour dompter la nouvelle bête: l’automobile! On s’organise, on s’énerve (le klaxon n’avait pas encore été inventé pour s’impatienter dans les embouteillages), et dès le départ, ils rêvent de routes lisses comme du dulce de leche… et de faire respecter les règles du jeu automobile. Aujourd’hui, l’ACA, ce n’est pas juste du panache: le bâtiment héberge un arsenal de services pour le conducteur moderne - assistance au voyageur, dépannage, cartes, hôtel et même conseils pour éviter de transformer une simple balade en rallye mémorable, version “perdu au beau milieu de la Pampa”. Mais chut… ici, tout a commencé par la passion de la route. Devant vous, voyez ce colosse rectangulaire, moderne à la touche argentine: onze étages, une façade habillée de pierre dolomitique, des vitres à n’en plus finir, et un grand hall à double hauteur où résonne l’écho des conversations - imaginez les pas précipités des pilotes et des passionnés d’hier et d’aujourd’hui. Les murs sont décorés de frises et de fresques d’artistes célèbres, car ici, le style compte presque autant que le cheval-vapeur. Au premier étage, on trouve un musée à tomber: voitures anciennes, trophées étincelants, casques de coureurs mythiques, dont celui du légendaire Juan Manuel Fangio, plusieurs fois champion du monde et vénéré comme un demi-dieu dans ces murs. Chaque salle respire l’huile de moteur et raconte les exploits des Bolides argentins, de la poussière des premiers rallyes aux bolides futuristes des années 70. Si vous êtes du genre livre de bord, rendez-vous au quatrième étage: une bibliothèque de plus de 20 000 ouvrages sur l’auto, la technique, les courses, les voyages... Bref, de quoi briller lors d’un quiz rétro-auto au prochain dîner de famille. On doit à l’ACA la création de la première école de conduite du pays - eh oui, c’est ici qu’on a appris les premiers “regardez vos rétros et pas votre voisin”. Le club a aussi poussé à l’adoption de la loi sur la viabilité nationale et même lancé une revue mythique: l’Autoclub, récompensée pour ses articles de choc et ses couvertures dignes de “Fast & Furious” version Buenos Aires. Écoutez, même la station-service là derrière n’est pas “banale”: sept niveaux, dont une rampe à faire pâlir les circuits de Formule 1 (), où s’activent stations-essence, ateliers mécaniques, parkings et même un amphithéâtre caché pour les projections de films et réunions secrètes - pour rêver de bolides pendant l’entretien du lundi matin. Le Club d’automobile argentin a bâti des “pistes” et ouvert des antennes partout - du nord au sud, de la capitale jusqu’aux confins de la Terre de Feu. Ils organisent aussi tous les plus grands événements de sports mécaniques, affiliés à la FIA et à la CODASUR, pour que les légendes de la course argentine continuent à rugir sur circuits. Petite blague pour la route: que dit un membre de l’ACA quand son auto ne démarre pas? “Pas de souci, on a inventé l’assistance pour ça!” Vous voilà bien entouré, au cœur du temple argentin des amoureux du volant. Envie d’approfondir les contributions communautaires, la couverture nationale ou le quartier général? Rejoignez-moi dans la section de discussion pour une discussion détaillée.

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  7. Devant vous, vous ne pouvez pas manquer l’imposante façade beige du musée avec ses gigantesques colonnes corinthiennes et ses statues en pierre, visible juste derrière la grille…Lire plusAfficher moins

    Devant vous, vous ne pouvez pas manquer l’imposante façade beige du musée avec ses gigantesques colonnes corinthiennes et ses statues en pierre, visible juste derrière la grille et entourée de plantes - levez les yeux, c’est juste là! Bienvenue devant le Musée national des arts décoratifs, véritable palais sorti tout droit de l’imagination d’un architecte français et du rêve d’un couple argentin... mais pas n’importe quel couple! Imaginez, en 1897, Matías Errazúriz, héritier chilien devenu ambassadeur en France, et Josefina de Alvear, petite-fille d’un héros de l’indépendance argentine, unissent leurs destins - et leurs fortunes! Ils veulent une retraite digne des rois pour Matías, alors ils font appel à René Sergent, architecte de génie déjà connu à Paris. On leur construit ce chef-d’œuvre, pur joyau néoclassique, entre 1911 et 1917 malgré la Première Guerre mondiale qui retarde un peu le projet. Pour décorer ce palais, seule la crème de la crème des artisans européens est engagée! Des panneaux en bois venus du continent, des marbres de France et d’Italie, des miroirs, des cadres somptueux. Chaque pièce est pensée pour épater la galerie - et vous pouvez parier que le nombre de banquets et de bals organisés ici faisait tourner la tête à toute la haute société! Mais en 1935, quand Josefina meurt, Matías - un rien débordé devant tous ces souvenirs - lègue la maison à l’État argentin, sur conseil de ses enfants, en se disant qu’après tout, autant partager un peu la magie. Cœur battant du palais, la Grande Salle impressionne par sa hauteur double et son parquet étoilé en érable et noyer - imaginez les échos lors des réceptions, des rires rebondissant sous les caissons et les lustres en cristal! On passait ensuite dans la salle de bal, gracieuse, raffinée, toute de courbes rococo et de jeux de miroirs dorés; là, la lumière semble danser, plus légère que les valses entonnées lors de soirées inoubliables. Mais ce musée, c’est aussi un labyrinthe de salons magiques! Salle à manger baroque inspirée directement du palais de Versailles, jardins signés Achille Duchêne, salon d’hiver tout en subtilité, pièces privées luxueuses, boudoir Art Déco décoré par Josep Maria Sert… Chacune vous transporte vers une époque différente, entre souvenirs de Marie-Antoinette et inspirations Orientales dans le bureau du maître de maison. Attention à ne pas vous perdre: même les escaliers en fausse pierre de Paris, la galerie des tapisseries françaises et flamandes, tout semble prêt à vous jouer des tours! La collection rassemble plus de 4 000 œuvres d’art: El Greco, Fragonard, Manet, Rodin, sculptures, porcelaines, vases chinois, meubles du XVIIIe siècle, et la plus importante collection américaine de miniatures! Imaginez la tension, à chaque livraison d’un trésor venu d’Europe, si un vase Qianlong décidait de jouer les acrobates! Pas de panique, tout est bien protégé aujourd’hui… Mais les objets semblent encore murmurer leurs histoires aux oreilles attentives. En plus, depuis 1944, l’Académie argentine des lettres siège ici… On ne rigole pas avec la culture! Pour vous récompenser après tant de découvertes, allez faire un tour au Café Croque Madame dans les jardins, parfait pour se prendre au jeu des grandes dames et des diplomates. Qui sait, peut-être entendrez-vous les fantômes des anciens propriétaires trinquer à votre santé, ou alors, ce n’est que le vent dans les feuilles… Voilà un musée-palais qui mêle rires, secrets, fêtes étincelantes et un soupçon de mystère dans chaque recoin. Avant d’entrer, respirez profondément, ouvrez grand les yeux… Prêt(e) à pousser la porte des siècles passés?

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  8. Pour reconnaître le Musée national d'art décoratif, cherchez un imposant palais de style néoclassique français, tout en pierre claire, avec de grandes fenêtres, une façade ornée…Lire plusAfficher moins

    Pour reconnaître le Musée national d'art décoratif, cherchez un imposant palais de style néoclassique français, tout en pierre claire, avec de grandes fenêtres, une façade ornée et perché derrière des arbres élégants juste en face de vous sur l’avenue. Imaginez-vous, devant ce bâtiment splendide, avec ses colonnes majestueuses et ses statues qui semblent presque vous surveiller. Le musée fut autrefois le palais de Matías Errázuriz Ortúzar, un ambassadeur chilien, et de sa femme Josefina de Alvear, deux amoureux de l’art qui voyagèrent à travers l’Europe du début du XXe siècle au son des robes qui froissent et des roues de calèches sur les pavés. Entre 1911 et 1917, ils firent construire cette merveille par l’architecte René Sergent, en important le meilleur du style français. Mais attendez… il y a un rebondissement digne d’un roman! En 1937, l’État argentin s’empare du palais et de la fabuleuse collection du couple : meubles somptueux, vaisselle précieuse, miniatures secrètes, porcelaines venant de Sèvres à Limoges… et, bien sûr, les tableaux de Manet, El Greco et même de Cranach! Ici, chaque miroir a sans doute entendu quelques secrets mondains, chaque couloir sent encore le parfum discret de soirées fastueuses. Et ce n’est pas tout! Aujourd’hui, le musée expose aussi une collection permanente de sculptures signées Rodin ou Bourdelle, des tapisseries aux couleurs vives tissées entre le XVe et le XVIIIe siècle, et des expositions temporaires qui font dialoguer le passé avec la créativité contemporaine. Alors, prêts à découvrir la vie d’un autre siècle? Entrez, et laissez-vous emporter par l’élégance… mais attention où vous posez les pieds : on raconte que certains meubles ont la mauvaise habitude de bouger tout seuls pendant la nuit!

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  9. Regardez devant vous: vous verrez le symbole de l’Académie argentine des lettres comme sur l’image, une colonne ionique droite, entourée des mots « Recta Sustenta », signe qu’ici,…Lire plusAfficher moins

    Regardez devant vous: vous verrez le symbole de l’Académie argentine des lettres comme sur l’image, une colonne ionique droite, entourée des mots « Recta Sustenta », signe qu’ici, le langage tient bien debout - ou du moins se tient à carreau! Imaginez-vous à Buenos Aires en 1931, un été où la langue espagnole a décidé de sortir ses plus beaux atours. C’est dans cette ambiance entre érudition et tango que naît l’Académie argentine des lettres, portée par une poignée de passionnés prêts à défendre les subtilités du castillan comme d’autres défendent leur équipe de foot, à coups d’arguments, parfois en vers… et jamais à court de débats! Mais attention, ici, on ne fait pas que collectionner des mots étranges comme « chamuyo » ou « quilombo »! Non, la mission est sérieuse: conseiller sur la manière dont on utilise l’espagnol à la sauce argentine, mais aussi étoffer la richesse de la littérature nationale - comme une milanesa bien garnie, on n’en a jamais trop. Mais, attendez! Reculons un peu. Dès le XIXe siècle, les érudits de Buenos Aires se rendent bien compte qu’il leur faut capturer cette avalanche de mots nouveaux qui surgissent sur les rives du Río de la Plata. On tente de faire un dictionnaire local, on réunit des listes de mots colorés entendus dans les rues et sur les routes poussiéreuses… mais la tâche s’annonce titanesque et, à force de débats et de petites rivalités, la première tentative tombe à l’eau. Des milliers de mots collectés finissent dans des tiroirs - preuve que la paperasse n’est pas née hier! Finalement, en 1931, sous un président bien décidé à laisser sa marque, naît la véritable Académie. Mais pas question d’être juste la cousine lointaine de la prestigieuse Real Academia Española à Madrid! Ici, on veut que les écrivains, poètes, dramaturges et traducteurs fassent briller l’âme argentine, et aussi que chaque fauteuil porte le nom d’un grand auteur du pays. Je me demande si on peut négocier un fauteuil « Gardel » pour les phrases bien chantantes… La bibliothèque, parlons-en! Elle porte fièrement le nom de Jorge Luis Borges et déborde aujourd’hui de plus de 130 000 volumes : de la littérature à la linguistique en passant par la poésie, le théâtre, sans oublier des trésors d’égyptologie et d’incroyables éditions rares du XIXe siècle. On dit qu’ici, plonger dans les rayons, c’est un peu comme partir en expédition chez Indiana Jones… mais avec plus de grammaire! L’Académie joue aussi le rôle d’arbitre: elle veille à ce que les publicités, la presse ou les discours officiels n’inventent pas de barbarismes trop farfelus. Écrire « zapato » avec deux p, c’est non! Mais, on récompense aussi! Chaque année, des prix sont décernés aux jeunes diplômés et aux auteurs brillants de l’univers argentin, en prose comme en poésie. À travers les décennies, malgré les tempêtes politiques, la dictature de 1955 qui a vidé les rangs, puis le retour au calme, l’Académie s’accroche. Son emblème? Cette colonne droite, auréolée de son soleil littéraire comme vous la voyez devant vous - symbole d’une langue qui ne se laisse pas chahuter, mais reste bien droite dans ses bottes. Rappelez-vous, même les plus grands se sont disputés sur la meilleure façon de parler argentin, mais à la fin, tous sont d’accord sur une chose : la langue, ça se chérit, ça se débat, et parfois… ça se réinvente! Bon, dites-moi, vous, vous dites « vos » ou « tú »? Désireux d’en savoir plus sur les FINS, le Prix ou la Bibliothèque « Jorge Luis Borges »? Déposez simplement vos demandes dans la section de chat et je vous fournirai les détails dont vous avez besoin.

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  10. Bienvenue devant la Tour Grand Bourg! Est-ce que vous sentez cette atmosphère feutrée, ce parfum de prestige et de polémique? Vous êtes à Palermo Chico, un quartier où même les…Lire plusAfficher moins

    Bienvenue devant la Tour Grand Bourg! Est-ce que vous sentez cette atmosphère feutrée, ce parfum de prestige et de polémique? Vous êtes à Palermo Chico, un quartier où même les pigeons semblent voler plus élégamment que dans le reste de Buenos Aires. Regardez bien: cet immeuble n’a pas seulement abrité quelques fortunes, il a surtout abrité un débat brûlant qui a passionné l’Argentine… et tout ça, sur fond de marbre noir et blanc! Imaginez, nous sommes en 2003. L’Argentine commence tout juste à sortir d’une crise terrible. Les rues bruissent d’espoir, mais aussi des échos de la prudence. Et voici qu’Eduardo Costantini, un entrepreneur visionnaire qui vient à peine de faire sensation avec le musée MALBA, annonce un nouveau projet: la Tour Grand Bourg, un immeuble de standing sur l’avenue Figueroa Alcorta. Prix de vente? Le mètre carré à 2800 dollars! Ça fait réfléchir avant de casser la tirelire pour un appartement ici. Mais, comme on dit, le luxe n’attend pas: en une semaine seulement, tous les appartements sont vendus. Maintenant, respirez un grand coup. Vous remarquez ces détails: une entrée majestueuse avec une galerie d’arcs, un hall paré de marbre noir et blanc, 14 étages élégants coiffés d’une mansarde, et même une piscine et un vaste jardin derrière. Mais derrière le calme apparent, la tempête gronde chez les architectes! Car Costantini, après avoir construit le musée le plus contemporain de la ville, choisit ici un style… français très classique, à la sauce XXIe siècle. Et là, c’est l’anarchie dans la presse spécialisée. Luis Grossman, sorte de critique d’architecture à la plume bien trempée, attaque dans le journal La Nación. Selon lui, la Grand Bourg est un mix « schizophrénique » entre vieux chic à la française et technologie dernier cri. D’autres crient au scandale: comment peut-on vouloir vivre dans un bâtiment “déguisé” en ancien, alors que tout le monde cherche le top du top pour voitures et smartphones? Il paraît qu’un architecte a même suggéré que si Philippe le Bel revenait, il s’installerait ici - pourvu qu’il y ait de la place pour ses serviteurs! Mais attendez, tout le monde ne partage pas cette indignation. D’aucuns, dans d’autres journaux, lèvent leur verre à ce pied-de-nez aux dogmes de l’architecture, célébrant la liberté de style. Avec tout ce raffut, le président de la Société Centrale d’Architectes a tenté de calmer les esprits: « Ce n’est pas ma façon de faire, mais laissons faire les autres… » Ah, la sagesse! Au fait, saviez-vous que les 21 appartements ici font au moins 260 m²? Avec gym, salon de fêtes, 56 places de parking souterrain, et un grand jardin arboré du côté Juez Estrada. Le genre de lieu où on pourrait facilement croire croiser un fantôme des Années Folles… ou peut-être juste un voisin en peignoir sortant du spa. Le débat s’est vite propagé: des spécialistes du patrimoine trouvent que certains détails « font Disneyland », tandis que d’autres rappellent qu’en 1929, une polémique exactement inverse avait éclaté lors de la construction d’une maison rationaliste ici même. Comme quoi, à Buenos Aires, un bâtiment ne fait jamais l’unanimité… sauf peut-être chez les pigeons, qui eux, n’ont jamais donné leur avis. Finalement, la société a tranché par l’enthousiasme: les appartements se sont vendus en un éclair, Costantini a même déménagé, vendant son dernier étage à un autre milliardaire. Et la polémique? Elle a laissé place à d’autres priorités… Mais aujourd’hui encore, la Tour Grand Bourg incarne ce jeu délicat entre passé prestigieux et présent moderne. Observez la lumière qui joue sur les façades, écoutez le souffle du vent. N’est-ce pas là, tout le charme de Buenos Aires? Prêt à découvrir la suite de votre visite?

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  11. Devant vous s’étend une immense avenue bordée d’arbres dénudés, large comme un fleuve, où les voitures et les taxis jaunes filent sans cesse, alors regardez droit devant, là où la…Lire plusAfficher moins

    Devant vous s’étend une immense avenue bordée d’arbres dénudés, large comme un fleuve, où les voitures et les taxis jaunes filent sans cesse, alors regardez droit devant, là où la route s’ouvre à perte de vue. Bienvenue sur l’avenue Presidente Figueroa Alcorta, le grand boulevard qui traverse une grande partie de Buenos Aires, un peu comme une écharpe élégante jetée sur l’épaule de la ville. Vous sentez ce souffle d’air qui vient des parcs voisins? Cette foule de voitures qui vrombit, les cyclistes, les joggeurs et leurs pas cadencés? Ici, la modernité se mêle à l’histoire avec un charme tout porteño, et tout commence, ou finit, selon le point de vue, par le nom d'un homme: José Figueroa Alcorta. Lui, c’est un vrai touche-à-tout - il a été président de la Nation, président du Sénat, puis juge suprême, comme s’il s’amusait à collectionner tous les badges du pouvoir dans un album de vignettes. Mais avant que les voitures grondent sur cet asphalte, il y avait ici, au XIXe siècle, les rails du train menant à San Fernando. Imaginez, le bruit métallique, la vapeur, et ces wagons qui longeaient la rive du Río de la Plata. Puis, petit à petit, les rails laissent place à l’ambition: on comble la côte, on déplace le train, et on rêve d’une avenue majestueuse qui guiderait l’élite et les familles vers le grand parc Tres de Febrero, le poumon vert de Buenos Aires. En 1910, pour le centenaire de la Révolution de Mai, la toute nouvelle avenue est inaugurée, baptisée d’abord Avenida Centenario, comme un enfant qu’on habille pour un anniversaire. Mais elle n’a jamais cessé de changer de costume: rapidement, elle reçut le nom d’un dictateur (José Félix Uriburu, pour une très courte période), avant d’adopter définitivement le nom de Figueroa Alcorta, son manteau actuel. Tout au long de son trajet, elle offre un festival de contrastes et de surprises. Elle naît à la Recoleta, file entre des monuments, des musées - ici le Musée National des Beaux-Arts, là la gigantesque Floralis Genérica qui s’ouvre comme une fleur d’acier. On croise le fameux pont courbé en béton, imaginé par un architecte en 1960, déplacé, détruit, puis reconstruit… Ce pont a plus de rebondissements qu’une telenovela argentine. On avance, et soudain, c’est Palermo, le quartier chic dessiné par Carlos Thays avec sa vision de jardin à la française : il voulait que l’aristocratie s’y promène sans salir ses chaussures dans la boue. Les villas des grandes familles, parfois remplacées par des immeubles modernes (parce que même les palais n’échappent pas à la dure loi de l’immobilier), accueillent désormais des ambassades et des diplomates. Ah, et la tour Grand Bourg? Un immeuble luxueux dont le style, hérissé de détails à la française, a divisé les architectes : certains ont applaudi, d’autres ont levé les yeux au ciel en marmonnant "anachronique!". Côté ouest, vous trouverez le Palais Alcorta: devinez quoi? Il a même accueilli une piste circulaire d’essai de voitures Chrysler sur son toit! Les amateurs de bolides en rêvaient, et ceux qui n’aimaient pas les moteurs se consolaient au Musée d’Art Latino-Américain (le MALBA), aujourd’hui star du monde culturel. Au nord, la verdure s'étire: le Planétarium, le Jardin Japonais, la Police Montée, des clubs d’équitation, et cette mystérieuse colonne babylonienne offerte par le Shah d’Iran - un petit air des Mille et Une Nuits au bord du Río de la Plata. Et puis, la route s’ouvre encore, traversant des ponts de brique, flirtant avec les rails anglais, caressant les pelouses du Club de Gimnasia y Esgrima, longeant la Plaza Armenia où nagent des cygnes… Comme quoi, ici, même les élégants volatiles apprécient la promenade. Et voilà, vous avez marché, roulé, glissé dans le temps et l’espace le long de l’une des avenues les plus vivantes et surprenantes de Buenos Aires. C’est la fin de notre balade! Mais rassurez-vous, sur Figueroa Alcorta, il y a toujours quelque chose qui bouge, qui pousse, qui s’élance vers l’avenir… Peut-être même un prochain taxi jaune à attraper, si vous êtes pressé d’aller raconter tout ça!

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Foire aux questions

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La plupart des tours durent entre 60 et 90 minutes, mais vous contrôlez totalement le rythme. Faites des pauses, sautez des arrêts ou arrêtez-vous quand vous le voulez.

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C'était un bon moyen de découvrir Brighton sans se sentir comme un touriste. La narration était profonde et contextuelle, sans en faire trop.
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J'ai commencé ce tour avec un croissant dans une main et zéro attente. L'application vibre tout simplement avec vous, pas de pression, juste vous, vos écouteurs et quelques histoires sympas.
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