Devant vous, la Plaza República de Chile s’ouvre comme un îlot de verdure, repérez le grand monument équestre au centre, encerclé d’arbres anciens et de sentiers orangés.
Vous voilà arrivé dans ce coin de Buenos Aires où l’Argentine et le Chili semblent se serrer la main, en plein cœur de Palermo! Imaginez la scène: des arbres imposants, l’odeur de la terre après la pluie, un tapis d’allées de gravier couleur orange qui craque sous vos pas… On croirait presque être dans un roman d’aventure! Mais attention, ici, chaque statue a sa petite histoire prête à bondir hors du passé.
Sous l’aile protectrice des musées tout proches et de l’ambassade du Chili - oui, regardez sur la rue Tagle, elle veille sur la place comme une maman poule - ce parc raconte l’épopée de l’indépendance sud-américaine. Regardez autour de vous: partout, des sculptures rendent hommage à des héros, mais aussi à des amis. Tenez, voyez-vous la statue d’Alejandro María Aguado? Il fut le copain ultra fidèle du général San Martín pendant l'exil, un vrai acolyte de mission secrète! Pas loin, d'autres figures prestigieuses prennent la pose: le maréchal péruvien Ramón Castilla, ou encore Martín de Güemes, surnommé le “Robin des grands espaces”.
Mais le clou du spectacle, c’est ce cavalier intrépide au centre: Bernardo O'Higgins, l’un des “pères” du Chili, prêt à galoper vers la liberté. À ses côtés, une grande Dame veille: la Vierge du Carmen de Cuyo, star nationale et “générale” officielle de l’Armée des Andes. Si vous cherchez le clin d’œil de l’amitié, tendez l’oreille: l’œuvre “Amistad” de la sculptrice chilienne Francisca Cerda symbolise la fraternité entre deux pays voisins, plus soudés que deux empanadas à la viande.
Petite dose d’émotion enfin: une plaque honore Salvador Allende, installée pile pour le centenaire de sa naissance. Cette place, c’est donc un peu comme un album photo géant où chaque statue vous chuchote une anecdote… ou un secret d’amitié entre l’Argentine et le Chili!


