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Gardiens du temps et Titans : La saga savante du mille majestueux de Cambridge

Guide audio15 arrêts

Ville où les flèches anciennes cachent des révolutions numériques et où les légendes sont murmurées dans des cours tranquilles, Cambridge est plus que ce qu'il n'y paraît au premier abord. Cette visite audio autoguidée vous invite au-delà des vues de carte postale pour déterrer les histoires, les scandales et les moments de rébellion qui ont façonné ces remarquables collèges et salles informatiques. Qui a risqué la colère royale en drainant secrètement le trésor d'un voisin pour construire St Catharine's ? Quelle tradition disparue a autrefois enflammé Corpus Christi de couleurs et d'argent à l'ombre de la Peste Noire ? Pourquoi un système de messagerie étrangement nommé connecte-t-il des millions de personnes à travers le monde depuis une arche cachée ? Traversez des pelouses ouvertes où les étudiants débattaient d'idées interdites et marchez sous des arches gothiques palpitantes d'histoires secrètes. Chaque pas promet de nouvelles révélations – drames académiques, expériences audacieuses, habitants têtus, même un vote magistral pour le pouvoir. Entrez dans le cœur battant de Cambridge. Appuyez sur lecture et laissez des siècles d'ambition cachée guider votre chemin aujourd'hui.

Aperçu du tour

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À propos de ce tour

  • schedule
    Durée 90–110 minsAllez à votre propre rythme
  • straighten
    Parcours à pied de 3.7 kmSuivez le sentier guidé
  • location_on
  • wifi_off
    Fonctionne hors ligneTéléchargez une fois, utilisez n'importe où
  • all_inclusive
    Accès à vieRéécoutez n'importe quand, pour toujours
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    Commence à Collège St Catharine, Cambridge

Arrêts de ce tour

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  1. St Catharine's College
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    Devant vous, vous reconnaissez St Catharine’s College à sa grande cour ouverte, bordée de bâtiments en brique rouge ponctués de fenêtres aux encadrements blancs. Au milieu du…Lire plusAfficher moins

    Devant vous, vous reconnaissez St Catharine’s College à sa grande cour ouverte, bordée de bâtiments en brique rouge ponctués de fenêtres aux encadrements blancs. Au milieu du gazon soigneusement entretenu, un lampadaire au charme un peu ancien fait figure de point de repère. Tout autour, des pavés bien alignés et quelques marches basses. Ici, pas de mur hautain pour vous tenir à distance: la cour s’offre presque directement sur Trumpington Street, avec une simplicité assez typique de Cambridge. Remontez maintenant au quinzième siècle. Oubliez les ordinateurs portables: vous auriez croisé trois étudiants, robe sombre sur le dos, livres serrés contre eux, anxieux à l’idée de devoir prouver qu’ils maîtrisent la théologie et la philosophie. Le collège, alors appelé Katharine Hall, ne comptait qu’une poignée de personnes. Il doit beaucoup à Robert Woodlark, qui y a consacré presque tout ce qu’il possédait. Une rumeur veut qu’il ait même puisé discrètement dans les fonds de King’s College, juste à côté… de quoi rendre certains repas un peu tendus. À Cambridge, tout le monde l’appelle affectueusement Catz. Et le lieu a ses petites célébrités. L’expression Hobson’s choice, vous connaissez? Juste derrière se trouvait autrefois une écurie. Hobson, l’intendant, refusait qu’on choisisse: on prenait le cheval le plus près de la porte, ou rien du tout. Voilà l’origine du fameux « à prendre ou à laisser ». Même le nom hésite entre deux Catherine: Catherine de Valois, mère d’un roi, ou Catherine d’Alexandrie, patronne du savoir. Le collège fête sa fondation le vingt-cinq novembre, jour de la sainte. Sur le blason, cherchez la roue hérissée de pointes: c’est l’attribut de Catherine d’Alexandrie. Longtemps, aucun étudiant de premier cycle n’était admis: seulement des fellows, c’est-à-dire des membres résidents et enseignants du collège. Puis l’endroit est devenu un vrai lieu d’enseignement, non sans drames et petites affaires, comme ce maître qui, lors d’un vote à égalité, s’est choisi lui-même… et l’a emporté. Restez un instant près de ces pelouses: on y devine des siècles de pas pressés, de débats feutrés, d’ambitions discrètes et de farces étudiantes, renvoyés par ces murs de brique. St Catharine’s, c’est une origine modeste, des rêves universitaires, et une pointe d’insubordination, toujours là, ouvert sur la ville, prêt pour la prochaine histoire.

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  2. Corpus Christi College
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    Juste devant vous se dresse Corpus Christi College. Prenez un instant pour regarder ses murs de pierre, et revenons ensemble à l’an treize cent cinquante-deux. Cambridge n’a alors…Lire plusAfficher moins

    Juste devant vous se dresse Corpus Christi College. Prenez un instant pour regarder ses murs de pierre, et revenons ensemble à l’an treize cent cinquante-deux. Cambridge n’a alors rien d’une ville universitaire policée: les rues sont étroites, souvent boueuses, et l’on se remet à peine du passage dévastateur de la Peste noire. À l’origine de ce collège, pas de grands seigneurs ni de souverains. Ce sont deux guildes locales, c’est-à-dire des corporations de métiers, qui unissent leurs forces après avoir perdu tant des leurs. Des gens du quotidien: commerçants, boulangers, artisans. Leur idée est simple et ambitieuse à la fois: bâtir quelque chose qui dure, même quand tout vacille. Avec l’autorisation royale, et grâce au soutien de leur protecteur, le duc de Lancastre, ils aménagent une première cour modeste près de l’ancienne église paroissiale. En treize cent cinquante-six, les tout premiers étudiants arrivent, une poignée de jeunes hommes. Les règles sont sévères… mais surtout pour les fellows, ces membres du collège, à la fois enseignants et administrateurs. Les étudiants, eux, gardent une liberté étonnante: pendant près de deux siècles, ils courent un peu partout sans grande surveillance. Imaginez maintenant une procession de la Fête-Dieu, autrefois spectaculaire. Le Master, autrement dit le directeur du collège, et les fellows portent des pièces d’orfèvrerie en argent, étincelantes, précédés d’un prêtre. Le cortège traverse la ville, va jusqu’au pont de Magdalene, puis revient, transformant Cambridge en fête. La parade s’est éteinte il y a presque cinq cents ans, mais le collège marque toujours son jour de fondation par un grand dîner, écho des banquets d’autrefois. Et même si l’argent est désormais sous clé, l’élan des voisins qui ont mis en commun leurs moyens continue de battre au cœur de Cambridge. Vous avez envie d’en savoir plus sur les bâtiments, la vie étudiante, ou les traditions et anecdotes? Retrouvez-moi dans la section de discussion.

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  3. Devant vous, une grande porte en pierre claire s’élève avec une certaine assurance. Levez un instant les yeux vers les fenêtres hautes et leurs arcs gothiques, puis vers les…Lire plusAfficher moins

    Devant vous, une grande porte en pierre claire s’élève avec une certaine assurance. Levez un instant les yeux vers les fenêtres hautes et leurs arcs gothiques, puis vers les sculptures au-dessus de l’entrée: des blasons, des feuillages finement taillés, et, dans une petite niche, une statue qui semble observer, sans un mot, ceux qui passent. À gauche, vous repérerez une boîte aux lettres rouge. Et juste devant, ce passage sombre, comme un tunnel, vous entraîne plus loin, vers un Cambridge moins visible. Arrêtez-vous une seconde. Derrière ces murs au maintien presque monastique, on a longtemps entendu un autre genre de murmure: celui des ordinateurs. Ici même, le University of Cambridge Computing Service, c’est-à-dire le service informatique de l’Université de Cambridge, a été le centre névralgique du Cambridge numérique, des années soixante-dix jusqu’à deux mille quatorze. À l’époque, un ordinateur n’était pas un objet de poche: c’était une machine occupant une pièce entière, exigeant des équipes pour la faire fonctionner. On imagine les claviers rudimentaires, les bandes magnétiques qui tournent, les tasses de café qui s’empilent quand les délais approchent. De ce bâtiment plutôt discret sont sorties des machines qui ont attiré l’attention bien au-delà de Cambridge: l’E-D-S-A-C (Electronic Delay Storage Automatic Calculator), Titan, et l’ordinateur au nom intrigant de Phoenix. Et puis, il y a Exim, un logiciel d’acheminement des courriels, en clair le programme qui fait transiter les e-mails d’un serveur à l’autre: une petite invention locale, devenue incontournable pour des millions d’envois quotidiens. Enfin, un mot sur Raven: c’est le système de connexion unique de l’université, un sésame numérique permettant d’accéder à de nombreux services avec un seul identifiant. Sous cette arche de pierre, on entrait, pendant des décennies, dans un labyrinthe d’informations invisible. Et il se pourrait bien que les prochains pionniers passent tout simplement à côté de vous.

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  1. Vous y êtes presque. Ralentissez un instant et regardez devant vous, dans l’angle de la Taylor Library. On a encastré là une vitrine de verre, et à l’intérieur, impossible de…Lire plusAfficher moins

    Vous y êtes presque. Ralentissez un instant et regardez devant vous, dans l’angle de la Taylor Library. On a encastré là une vitrine de verre, et à l’intérieur, impossible de manquer ce grand disque d’or, ondulé, comme un petit soleil tombé du ciel. Trois anneaux bleus, lumineux, viennent y découper le temps. Le plus saisissant, pourtant, se tient juste au-dessus, accroupi sur cette surface dorée: une créature métallique, à mi-chemin entre la sauterelle et le monstre préhistorique, les yeux rivés vers le cadran, prête à bondir. Ses pattes sont hérissées de pointes, et sa bouche s’ouvre et se referme, comme si elle mâchait des secondes invisibles. Vous êtes devant la Corpus Clock, l’un des objets les plus étranges et les plus mémorables de Cambridge. Cette horloge ne se contente pas d’indiquer l’heure; elle raconte quelque chose de notre rapport au temps, avec une beauté qui frôle l’inquiétant. Elle a été imaginée par John C. Taylor et dévoilée par Stephen Hawking en deux mille huit. L’invention a fait le tour du monde: Time Magazine l’a même classée parmi les meilleures inventions de l’année. Ici, pas d’aiguilles, pas de chiffres. À la place, des fentes lumineuses bleues, des L-E-D, c’est-à-dire des diodes électroluminescentes, clignotent à travers l’or toutes les quelques secondes. Et puis il y a ce personnage sur le dessus. On l’appelle le Chronophage: le mot signifie littéralement « mangeur de temps ». Observez bien ses mâchoires; elles semblent avaler chaque seconde, sans jamais être rassasiées. Parfois, il cligne des yeux, une paupière dorée, si vite qu’on peut passer à côté. Et, de temps à autre, on entend le choc sourd d’une chaîne cachée qui tombe dans un petit cercueil de bois, comme pour sceller l’heure qui vient de s’éloigner. Tout est conçu pour rappeler que le temps n’a rien d’un mécanisme docile. Le Chronophage n’avance pas de façon régulière: il bondit, il traîne, il se dérobe. L’horloge n’est parfaitement juste que quelques secondes toutes les cinq minutes. Amusant, oui… mais légèrement hanté. Sous l’ensemble, une inscription latine dit, en substance: « le monde passe, et ses désirs avec lui ». Un rappel discret: savourer l’instant, car le Chronophage a toujours faim. Si vous souhaitez en savoir plus sur son apparence, son mécanisme, ou le financement et la réalisation du projet, laissez votre question dans le chat; je vous répondrai avec plaisir.

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  2. Regardez droit devant vous: une grande église de pierre claire domine la rue animée. Sa tour carrée, très haute, se repère aussitôt, avec quatre tourelles qui rappellent un petit…Lire plusAfficher moins

    Regardez droit devant vous: une grande église de pierre claire domine la rue animée. Sa tour carrée, très haute, se repère aussitôt, avec quatre tourelles qui rappellent un petit château, juste au-dessus des toits. L’entrée se trouve sous d’immenses fenêtres, et, si vous percevez un va-et-vient de visiteurs et un murmure de pas, vous êtes bien à Great St Mary’s. Prenez une seconde pour sentir tout ce que ce lieu a accumulé. Imaginez le Cambridge médiéval, une rue presque vide, et, soudain, le fracas des cloches qui s’impose. Ici, on l’appelle souvent G-S-M. C’est une église paroissiale, oui, mais aussi, depuis des siècles, un véritable centre symbolique de l’Université de Cambridge. À une époque, les responsables de l’université n’avaient pas le droit de s’éloigner à plus de vingt miles d’ici… et les étudiants étaient censés rester dans un rayon de trois miles. Une surveillance plutôt serrée. Il y a plus de huit cents ans, le roi Jean nomma en personne le recteur. Il existait peut-être déjà une église sur cet emplacement, mais le bâtiment actuel est l’héritier d’un drame: un incendie dévastateur en mille deux cent quatre-vingt-dix. Les rumeurs ont couru, les accusations ont fusé, et la ville en a été marquée. L’église que vous voyez a été reconstruite patiemment entre mille quatre cent soixante-dix-huit et mille cinq cent dix-neuf, et les tours n’ont reçu leur touche finale qu’en mille six cent huit. Pendant la révolte des paysans, en mille trois cent quatre-vingt-un, une foule en colère a forcé ces portes et déchiré de précieux rouleaux universitaires, c’est-à-dire des documents officiels écrits sur parchemin. Longtemps, les grands débats de l’université se sont tenus ici, avant que la Senate House, juste à côté, ne prenne le relais. Des figures majeures de la Réforme sont passées par là: Érasme habitait non loin. Martin Bucer, lié aux idées qui ont nourri le Book of Common Prayer, fut enterré ici, puis déterré et brûlé sous le règne de la reine Mary. Plus tard, on remit ses restes à l’abri, sous une plaque de laiton dans le chœur sud, la partie près de l’autel réservée au clergé. Tendez l’oreille: ces cloches comptent parmi les plus anciennes d’Angleterre à sonner encore régulièrement. Leur mélodie, les Cambridge Quarters, est la même que celle de Big Ben à Londres. Si vous souhaitez en savoir plus sur les cloches, l’orgue ou l’architecture, posez-moi vos questions dans la section de discussion.

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  3. Devant vous, Cambridge se dessine avec une silhouette qu’on reconnaît entre toutes. Repérez les grands bâtiments de pierre qui s’étirent au-delà d’une pelouse. Au centre, une…Lire plusAfficher moins

    Devant vous, Cambridge se dessine avec une silhouette qu’on reconnaît entre toutes. Repérez les grands bâtiments de pierre qui s’étirent au-delà d’une pelouse. Au centre, une chapelle imposante, presque théâtrale, encadrée par deux tours élancées et richement sculptées, comme si le lieu ouvrait les bras. De chaque côté, de longues façades rectangulaires se répondent, rythmées par de hautes fenêtres et une dentelle de pierre. Plus loin, on devine d’autres toits et des flèches, comme un rappel que la ville s’étend bien au-delà des collèges. Prenez une respiration, et tendez l’oreille. Vous êtes au cœur d’une des cités les plus anciennes et les plus fascinantes d’Angleterre. Pensez au bruit feutré des pas, aux sonnettes des vélos des étudiants dans les rues anciennes. Des humains passent ici depuis des millénaires, bien avant que l’université ne pose sa première pierre. Il y a environ trois mille cinq cents ans, tout près, une ferme de l’âge du bronze formait un petit anneau de vie, avec des voix qui se répercutaient le long de la rivière. Puis vinrent les Romains, leurs forts, les Vikings et leurs échanges. Marchés, forgerons, appels sur la Cam. Cambridge ne reçoit ses premières chartes de ville qu’au douzième siècle. Et pourtant, la “ville” au sens officiel n’est reconnue qu’en mille neuf cent cinquante et un. Pour Cambridge, c’est presque hier. Levez les yeux: King’s College Chapel, le laboratoire Cavendish, la bibliothèque de l’université de Cambridge. Ici, des découvertes discrètes ont changé le monde. Sur Parker’s Piece, la grande pelouse non loin d’ici, les premières règles du football ont été rédigées, et le premier match donné. L’été, la Strawberry Fair mêle parfums de fruits et rires d’artistes locaux. Si vous voulez, ouvrez la section de discussion de l’application: je peux vous en dire davantage sur la gouvernance, la géographie, l’environnement ou la population de Cambridge.

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  4. Juste devant vous se dresse un bâtiment qui a des allures de conte: voici Gonville and Caius College. Pour le repérer, fiez-vous à la grande porte de pierre, une entrée…Lire plusAfficher moins

    Juste devant vous se dresse un bâtiment qui a des allures de conte: voici Gonville and Caius College. Pour le repérer, fiez-vous à la grande porte de pierre, une entrée monumentale en forme d’arche, surmontée de toits pointus bleu-gris et d’une tour qui évoque presque un petit château. Tout en haut, une tourelle, c’est-à-dire une petite tour coiffant l’angle du toit, porte fièrement un drapeau. Et si vous levez un peu plus les yeux, vous verrez des statues qui semblent observer la rue. Sous cette arche, il y a toujours du passage: étudiants, visiteurs… et peut-être quelqu’un qui se surprend à rêver d’un prix Nobel. Après tout, quinze lauréats sont passés par ce collège. Essayez maintenant d’imaginer la même rue en mille trois cent quarante-huit. À la place des voitures et des téléphones, on aurait entendu le martèlement des sabots, des cloches au loin, et des étudiants serrant leurs livres contre eux. Tout commence avec un ecclésiastique déterminé, Edmund Gonville, qui engage sa fortune pour fonder un collège destiné à seulement vingt étudiants. Mais au moment où ses projets prennent forme, la peste noire traverse l’Angleterre. Cambridge échappe de peu à la première vague, et pourtant, le collège manque de disparaître. Il ne doit sa survie qu’à de puissants soutiens, avant d’être déplacé vers son emplacement actuel, près de Trinity Street. Deux siècles plus tard, l’établissement s’essouffle… jusqu’à l’arrivée de John Caius. Parti étudier en Italie, il y apprend l’art de guérir, revient comme l’un des meilleurs médecins du pays, soigne la royauté, renfloue les caisses, puis reconstruit. Il impose même des règles étonnantes: pas de boiteux, pas de malades, et, oui, pas de Gallois. Persuadé que l’air ne doit jamais stagner dans les cours, ces espaces intérieurs bordés de bâtiments, il en fait aménager une à trois côtés, ouverte d’un côté. Ici, chaque pierre semble garder la trace d’esprits curieux, de savants, et de faiseurs d’énigmes. Prenez un instant: vous êtes au seuil d’un collège qui a résisté aux tempêtes, aux épidémies, et qui a, d’une façon discrète mais réelle, contribué à changer le monde. Vous souhaitez explorer plutôt les bâtiments, les traditions, ou la vie étudiante? La section de chat peut vous donner des compléments.

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  5. Regardez devant vous, légèrement sur la gauche. Le bâtiment qui s’élève là, avec ses grandes tours de pierre, impressionne par la dentelle de petits ornements pointus tout le long…Lire plusAfficher moins

    Regardez devant vous, légèrement sur la gauche. Le bâtiment qui s’élève là, avec ses grandes tours de pierre, impressionne par la dentelle de petits ornements pointus tout le long du toit. On les appelle des pinacles: ce sont de fines pointes décoratives, typiques de l’architecture gothique. L’entrée principale, très solennelle, est surmontée d’un vitrail immense, plus large que bien des salons. En vous approchant un peu, vous distinguerez des statues et des sculptures extrêmement détaillées. Devant, une pelouse vaste ouvre la perspective, encadrée par de vieux arbres. Vous êtes face à King’s College, l’un des joyaux de Cambridge. Revenons à l’année mille quatre cent quarante et un. À l’emplacement des allées de pierre bien nettes, il n’y a encore que prairie et chemins boueux. Le roi Henri le Sixième vient poser la première pierre d’un nouveau collège. Son ambition est claire: dépasser tous les fondateurs avant lui et créer un établissement qui ferait pâlir les autres. Mais le projet s’enraye. Les guerres éclatent, l’argent manque, et Henri perd son trône. Pendant des années, le chantier reste inachevé, comme suspendu. Puis Henri le Septième s’y intéresse à son tour, sans doute désireux d’affirmer la solidité de sa dynastie, et les travaux reprennent enfin. Le grand enjeu, c’est la chapelle, juste devant vous. Sa construction s’étire sur presque cent ans, et trois rois se partageront l’honneur de l’avoir menée à terme. À l’intérieur, vous verrez des voûtes en éventail: un plafond de pierre sculptée dont les nervures s’ouvrent comme un éventail, avec une légèreté surprenante. Les vitraux, eux, racontent des histoires en images, sans un mot. Chaque veille de Noël, des auditeurs du monde entier écoutent le chœur de King’s College depuis ces murs, une tradition qui a commencé il y a plus d’un siècle. Autrefois, seuls des garçons du collège voisin d’Eton pouvaient espérer entrer ici, sélectionnés pour prolonger la vision du fondateur. Aujourd’hui, sur King’s Parade, le lieu conserve cette puissance rare: celle des rêves, même contrariés, qui finissent par modeler la réalité. Si vous souhaitez mieux comprendre les bâtiments, les jardins, ou le profil académique et les conditions d’accès, retrouvez-moi dans l’espace de discussion de l’application.

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  6. En avançant, levez un peu la tête. Devant vous, les grandes tours de pierre de la chapelle du King’s College s’élancent avec une assurance presque militaire. Les fenêtres, hautes…Lire plusAfficher moins

    En avançant, levez un peu la tête. Devant vous, les grandes tours de pierre de la chapelle du King’s College s’élancent avec une assurance presque militaire. Les fenêtres, hautes et en ogive, sont garnies de vitraux. Un vitrail, c’est du verre coloré assemblé comme une mosaïque, et ici, l’ensemble compte parmi les plus anciens et les plus vastes de Grande-Bretagne. Les pinacles, ces petites pointes de pierre qui couronnent le toit, aident à la repérer de loin. Arrêtons-nous un instant à l’extérieur. La construction commence en mille quatre cent quarante-six, sous le règne d’Henri le Sixième. Il voulait une chapelle splendide, à la hauteur d’Eton College, et même davantage. Il a fallu près d’un siècle de travail, avec des périodes d’arrêt, au milieu des tensions politiques et des guerres des Deux-Roses. À un moment, l’édifice n’est encore qu’à moitié terminé, et le toit n’est qu’une charpente en bois. Plus tard, Henri le Septième vient en personne encourager le chantier. Et c’est là qu’intervient John Wastell, maître maçon, c’est-à-dire le responsable du dessin et de la taille de la pierre. Il supervise le chef-d’œuvre final: la voûte en éventail, une voûte dont les nervures s’ouvrent en forme de palme. C’est la plus grande du genre au monde. À l’intérieur, on imagine sans peine les voix du chœur du King’s College, rebondissant sur la pierre et le verre. Le lieu a aussi ses surprises: des cercueils sont restés cachés sous le sol pendant des siècles, découverts lors de travaux révélant d’anciennes arches de briques Tudor. Au-dessus de l’autel, le tableau de Rubens, L’Adoration des Mages, a fait débat: couleurs trop vives, disaient certains. Même les marches menant à l’autel ont suscité des disputes, avant qu’on ne trouve des tombes très anciennes. En quittant les lieux, jetez un dernier regard aux tours: ici, Cambridge rassemble pouvoir, foi et beauté, sans jamais forcer la voix. Si vous souhaitez davantage de détails sur la construction, les vitraux ou le jubé, cette grande cloison sculptée qui sépare les espaces, ouvrez la section de discussion de l’application et posez votre question.

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  7. Devant vous s’allonge un bâtiment de pierre dorée, très régulier, percé de larges fenêtres alignées comme sur du papier millimétré. C’est Clare College, posé avec élégance le long…Lire plusAfficher moins

    Devant vous s’allonge un bâtiment de pierre dorée, très régulier, percé de larges fenêtres alignées comme sur du papier millimétré. C’est Clare College, posé avec élégance le long d’une pelouse impeccable, bordée par les méandres de la rivière Cam. Sur la droite, au-delà des prairies, on aperçoit parfois des gens sur des punts, ces barques à fond plat que l’on fait avancer à la perche, avec une aisance qui donne l’impression que la rivière se laisse faire. La pierre ancienne se laisse attendrir par le lierre et par quelques arbres vénérables. Clare raconte une histoire qui commence en mille trois cent vingt-six. Le collège est alors fondé sous le nom de University Hall, mais les finances vacillent et l’établissement manque de disparaître. Il est sauvé en mille trois cent trente-huit par Elizabeth de Clare, petite-fille du roi Édouard premier, une femme influente et résolue. À partir de là, ces cours intérieures, ces espaces clos autour desquels s’organisent les bâtiments, ne cessent plus d’accueillir pas pressés et conversations étudiantes. Sur votre gauche, il arrive que la musique du chœur s’échappe de la chapelle. À l’intérieur, les vitraux, ces panneaux de verre coloré, accrochent la lumière et donnent aux pierres une douceur presque théâtrale. En allant vers les jardins à l’arrière, vous trouverez le pont de Clare, le plus ancien sur la Cam. Il est orné de quatorze boules de pierre. L’une d’elles, curieusement, a perdu une tranche. La légende accuse un constructeur vexé de n’avoir pas été payé jusqu’au dernier sou; d’autres parlent simplement d’usure. Cambridge aime laisser ce genre d’énigme en suspens. Au temps des guerres, ces lieux ont connu le chagrin discret. De l’autre côté du pont, le Memorial Court énumère les étudiants qui ne sont pas revenus. Si vous souhaitez en savoir plus sur les bâtiments, la vie étudiante ou les résultats académiques, utilisez la section de discussion et posez vos questions.

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  8. Devant vous s’étend l’une des grandes scènes de Cambridge: St John’s College. Pour le reconnaître, fiez-vous à cette large pelouse d’un vert impeccable, bordée de bâtiments…Lire plusAfficher moins

    Devant vous s’étend l’une des grandes scènes de Cambridge: St John’s College. Pour le reconnaître, fiez-vous à cette large pelouse d’un vert impeccable, bordée de bâtiments anciens en pierre, et à ce banc de bois qui semble attendre son lecteur. Au centre, un portail gothique impose sa silhouette. “Gothique”, ici, veut dire des lignes élancées, des pointes, et des fenêtres hautes qui donnent presque l’impression d’observer les passants. Juste derrière, des tours se dressent. Sur la droite, vous distinguerez aussi des bâtiments de brique rouge, et la haute tour carrée de la chapelle, marquée de quatre pointes. Maintenant, imaginez ce même endroit en quinze cent onze, lorsque ces murs étaient neufs et que les grandes portes de bois gémissaient chaque jour: une communauté religieuse s’y installait, et l’on fermait à la tombée du jour. Pendant des siècles, avant le collège, le site abritait un hôpital. Là où vous voyez de l’herbe et des fleurs, on soignait des malades et des blessés. C’est Lady Margaret Beaufort, la mère d’Henri Sept, qui voulut transformer ce lieu en maison d’études. Après sa mort, son chapelain, John Fisher, dut se battre pour obtenir l’accord du roi, du pape et de l’évêque d’Ely. Un véritable jeu d’échecs médiéval, avec ses alliances et ses coups de théâtre. Le collège finit par ouvrir, et cette porte monumentale semble encore porter la mémoire des décrets et des querelles, prête à accueillir… ou à se refermer. St John’s a vu passer des poètes comme Wordsworth, des abolitionnistes, c’est-à-dire des militants contre l’esclavage qui ont pesé sur tout l’Empire britannique, douze lauréats du prix Nobel, et même un futur roi. Selon le moment, vous pourrez entendre le chœur du collège, ou les échos du May Ball, ce grand bal très codifié organisé au printemps universitaire. Et, qui sait, un fantôme des débuts incertains jette peut-être encore un regard depuis une fenêtre à l’étage. Si vous voulez approfondir les bâtiments, les chœurs, ou les traditions et légendes, retrouvez-moi dans la section de discussion.

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  9. Vous êtes juste devant Trinity Hall, l’un des collèges les plus anciens de Cambridge. Repérez ce bâtiment en pierre claire, aux grandes fenêtres, avec une entrée solennelle…Lire plusAfficher moins

    Vous êtes juste devant Trinity Hall, l’un des collèges les plus anciens de Cambridge. Repérez ce bâtiment en pierre claire, aux grandes fenêtres, avec une entrée solennelle surmontée d’une petite lanterne. Des vélos s’alignent le long du mur, et un grand réverbère se tient tout près de la porte. En regardant vers la gauche, vous distinguerez au loin une tour très ornée, un détail qui résume assez bien l’élégance locale. Revenons à l’année mille trois cent cinquante. La ville se remet à peine d’un choc immense: la peste noire a fait disparaître environ la moitié de la population d’Angleterre. C’est dans ce contexte que William Bateman, évêque de Norwich, fonde ici Trinity Hall. À l’époque, on l’aurait nommé plus volontiers le Hall de la Sainte Trinité. Son idée n’est pas seulement d’ériger des murs, mais de former des prêtres spécialisés en droit, capables de contribuer à reconstruire le pays et ses institutions. Un détail savoureux: ce collège a bien failli perdre son nom. Lorsque le roi Henri huit crée Trinity College juste à côté, certains s’attendent à ce que Trinity Hall devienne, lui aussi, un “College”. Pourtant, il reste un “Hall”. Selon une tradition, ce serait une manière, pour le roi, d’humilier un maître qui l’avait contrarié. Au fil des siècles, vous auriez pu croiser ici Stephen Hawking, Rachel Weisz, ou même un premier ministre, l’air absorbé. L’ancienne chapelle jouissait d’un privilège rare: le pape avait autorisé qu’on y célèbre la messe. Et l’on a découvert, derrière une porte dissimulée, une piscina, c’est-à-dire une petite cuvette de pierre servant autrefois à évacuer l’eau consacrée. Trinity Hall se tient au bord de la rivière Cam: un cœur médiéval sous une façade plus baroque. Songez à ces fenêtres jadis éclairées à l’huile, avant l’électricité. Si vous voulez approfondir l’architecture, les controverses historiques ou la vie étudiante, retrouvez-moi dans la section de chat.

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  10. Devant vous s’ouvre une cour immense, presque démesurée, avec de larges pelouses impeccables et des allées de pierre polie par des générations de passages. Au centre se dresse une…Lire plusAfficher moins

    Devant vous s’ouvre une cour immense, presque démesurée, avec de larges pelouses impeccables et des allées de pierre polie par des générations de passages. Au centre se dresse une fontaine monumentale, tout en arcs et en sculptures fines, comme une petite cathédrale de pierre. Sur un côté entier, un bâtiment solennel aligne de hautes fenêtres, et sa tour d’horloge domine les toits. À droite, une porte voûtée, couronnée de statues, marque une entrée spectaculaire. À l’autre extrémité, repérez un cadran d’horloge particulièrement imposant: c’est la fameuse horloge de Trinity. Vous êtes dans Great Court, le cœur de Trinity College, souvent présenté comme la plus grande cour entièrement close d’Europe. L’ensemble a été conçu par Thomas Nevile, avec une idée simple et ambitieuse: relier les bâtiments du collège pour former un seul espace, cohérent et majestueux. L’histoire commence dans l’angle nord-est. Isaac Newton a logé ici; il regardait cette même cour depuis ses fenêtres. En suivant le pourtour dans le sens des aiguilles d’une montre, vous arrivez à la Great Gate, construite au quinzième siècle. Levez la tête: la statue d’Henri Huit vous observe. Détail savoureux, dû à une vieille plaisanterie étudiante: au lieu d’un sceptre royal, il tient un simple pied de chaise en bois. Plus loin, les ailes est et sud abritaient, et abritent encore, des fellows, c’est-à-dire des enseignants-chercheurs du collège, ainsi que des étudiants. Au centre de l’aile sud, Queen’s Gate porte le nom d’Élisabeth Première. Vers l’ouest, la Great Hall impose sa présence, grande salle de repas et de cérémonies. Revenons à l’horloge de Trinity. Elle ne sonne pas l’heure une seule fois, mais deux, par une tradition délicieusement déroutante: une fois pour Trinity, et une fois pour St John’s. Au milieu, la fontaine donne le départ symbolique d’une légende: la Great Court Run. Chaque année, des étudiants tentent de courir tout autour des trois cent trente-neuf mètres du périmètre avant que l’horloge n’ait fini de sonner midi. Très peu y sont parvenus, dont un champion olympique et un étudiant tenace, Sam Dobin, dont l’exploit a fait les journaux. La course apparaît même dans le film Chariots of Fire, connu en français sous le titre Les Chariots de feu, mais la scène a été tournée à Eton College, pas ici. Si vous souhaitez approfondir la description, la Great Court Run ou la Caucus Race, retrouvez-moi dans la section de discussion: je m’y prête volontiers.

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  11. Vous voilà devant Trinity College, à Cambridge. Pour le reconnaître, regardez de l’autre côté de la vaste cour: un grand bâtiment-porte, presque une petite forteresse, se dresse…Lire plusAfficher moins

    Vous voilà devant Trinity College, à Cambridge. Pour le reconnaître, regardez de l’autre côté de la vaste cour: un grand bâtiment-porte, presque une petite forteresse, se dresse au centre, encadré de vieilles tours massives en pierre dorée. Sur la gauche, vous repérerez une grande horloge et des fenêtres gothiques, avec leurs arcs pointus. Au milieu, une fontaine attire l’œil, coiffée de sculptures de pierre finement travaillées. De chaque côté, les murs bas et longs s’étirent comme pour ouvrir les bras. Revenons un instant en arrière. En mille cinq cent quarante-six, le roi Henri huit fonde ce collège. Il naît de la fusion de deux établissements plus anciens, réunis par ordre royal. Et non, ce n’est pas l’or de la Couronne qui finance l’aventure, mais la richesse récupérée après la dissolution des monastères. Une légende raconte que l’université entière retenait son souffle, craignant qu’Henri ne ferme Cambridge; sa dernière épouse, Catherine Parr, l’aurait plutôt convaincu de créer Trinity. La cour que vous contemplez, la Great Court, passe pour être la plus grande cour fermée d’Europe. On y organise une tradition fameuse: la Trinity Great Court Run, une course où des étudiants tentent de traverser la cour avant la sonnerie de l’horloge. Ici, Isaac Newton a réfléchi à la gravitation, et Srinivasa Ramanujan a noirci des pages de formules éblouissantes. Trinity a formé six Premiers ministres britanniques, des poètes comme Lord Byron, et des penseurs tels Francis Bacon et Bertrand Russell, expulsé un temps, puis finalement réadmis. Tendez l’oreille vers la rivière Cam: l’aviron fait partie de l’ADN du lieu, notamment avec le First and Third Trinity Boat Club, un club d’aviron historique. Et puis il y a le May Ball, un bal traditionnel de fin d’année, où l’on danse jusqu’à en oublier les murs. Entre les débats discrets des Cambridge Apostles, une société de discussion longtemps restée secrète, et les premières règles du football décidées ici même, Trinity n’est pas qu’un décor: c’est un théâtre d’idées. Si vous voulez, je peux aussi vous parler des bâtiments, des traditions ou de la vie académique via le chat.

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  12. Devant vous, Christ’s College s’étire comme un petit monde à part, au cœur de Cambridge. Les bâtiments, en pierre couleur miel, entourent une pelouse d’un vert impeccable, presque…Lire plusAfficher moins

    Devant vous, Christ’s College s’étire comme un petit monde à part, au cœur de Cambridge. Les bâtiments, en pierre couleur miel, entourent une pelouse d’un vert impeccable, presque parfaitement ronde. Sur votre gauche, des fenêtres aux encadrements blancs percent des toits en pente, et des jardinières débordent de fleurs rouges. Tout droit, l’entrée se reconnaît à une cascade de glycine, vous savez, cette plante grimpante aux longues grappes, qui habille les murs. Pour vous repérer, cherchez la tour de l’horloge qui domine les toits et cette impression de calme ancien, bien à l’abri du tumulte de la rue. Restez un instant. Imaginez l’année mille cinq cent cinq. Quelques étudiants seulement passent d’un pas vif, drapés dans de lourdes robes qui frôlent les dalles. L’histoire, pourtant, commence plus tôt: en mille quatre cent trente-sept, William Byngham fonde un modeste « God’s House », sans se douter que ce noyau deviendrait un refuge pour des esprits capables de transformer notre manière de voir le monde. On aime penser à John Milton, grand poète, arpentant cette cour à la recherche du mot juste. Et à Charles Darwin, encore jeune, plus attentif aux coléoptères et aux îles lointaines qu’à ses manuels. Une rumeur affirme même qu’il gardait dans sa chambre des bocaux remplis de créatures étranges, prêts pour la prochaine expérience. Observez aussi la porte d’entrée: sa base a été tronquée pour s’adapter à une rue surélevée, comme si chaque passage vous faisait franchir un petit seuil vers le passé. Derrière les murs, le jardin des Fellows, c’est-à-dire des enseignants-chercheurs du collège, abrite un mûrier planté il y a plus de quatre siècles. Et puis, tout n’est pas médiéval ici: au nord, le bâtiment le plus récent, surnommé « the Typewriter » pour sa silhouette singulière, divise encore. Chef-d’œuvre pour les uns, casse-tête pour les autres. Si vous voulez approfondir l’architecture, les études ou la vie étudiante, ouvrez la section de discussion de l’application et posez vos questions.

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C'était un bon moyen de découvrir Brighton sans se sentir comme un touriste. La narration était profonde et contextuelle, sans en faire trop.
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