Regardez bien devant vous! La célèbre rue du Front de mer, la Waterkant, s’étale juste là, à gauche avec ses grandes maisons blanches et ses balcons en bois. Pour la repérer, il suffit de lever les yeux vers la rangée d’imposants bâtiments coloniaux bordés d’arbres et d’imaginer la brise du fleuve tout proche. C’est la plus vieille rue de Paramaribo, elle longe la rivière Suriname, et aujourd’hui, elle est encore le cœur battant de la ville.
Fermez les yeux un instant - ou pas trop longtemps, il y a des voitures - et imaginez-vous il y a des siècles… Ici se retrouvaient marins, marchands, aventuriers, et ceux qui cherchaient surtout une bonne excuse pour flâner au bord de l’eau.
La Waterkant, c’est un cadeau pour les yeux: des maisons blanches alignées fièrement, des terrasses joliment ouvragées, et quelques kiosques pour manger un morceau ou refaire le monde sous les arbres. Mais ne croyez pas que tout a toujours été aussi paisible… Une nuit de 1821, un feu gigantesque a balayé cette rue. On aurait presque entendu les cris et les sabots des chevaux paniqués. Heureusement, après l’incendie, un architecte du nom de Johan August Voigt a redonné vie à la Waterkant, habillant la rue d’une élégance toute neuve.
Devant vous, c’est le théâtre des histoires de Paramaribo: le flot des passants, les marchands, la vieille Stenen Trap pour accueillir des bateaux venus du bout du monde, et même des marchés animés qui embaument parfois le poisson frais… mais aussi le poulet au curry, pour ceux qui aiment les surprises culinaires!
La Waterkant, c’est la rue où l’on flâne, où l’on se perd dans le passé, et où on croise toujours quelqu’un qui vous salue d’un sourire. Si vous attendez un peu, vous verrez peut-être un bateau accoster, ou une vendeuse vous proposer un jus de fruits bien frais. Allez, ne soyez pas timide… à Paramaribo, même les statues aiment papoter!
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