Regardez bien devant vous! La Tzedek ve-Shalom est facile à repérer. Imaginez une grande bâtisse blanche, toute en bois, avec sa façade bien symétrique et ses fenêtres arquées qui s’alignent fièrement, comme des sourires secrets du passé. À votre gauche et à votre droite, les palmiers veillent, et juste en face, il y a cette entrée encadrée de portes noires et blanches. La cour devant est souvent animée par quelques voitures stationnées et les ombres des arbres dansent doucement sur la façade.
Vous êtes maintenant devant un témoin silencieux de l’histoire: la synagogue Tzedek ve-Shalom, ce qui veut dire « Justice et Paix ». Étonnamment, elle n’accueille plus les chants de prière, mais plutôt… des murmures d’ordinateurs qu’on répare à l’intérieur! Oui, aujourd’hui, c’est une boutique d’informatique - peut-être la seule synagogue au monde à avoir fait cette reconversion. Mais chut, si vous écoutez bien, vous pourriez presque entendre le crissement du sable sous vos pieds, car le sol y était autrefois recouvert de sable comme dans les synagogues portugaises.
Cette synagogue a été construite en 1736 pour accueillir la communauté sépharade. Imaginez le parfum du bois, la lumière du soleil traversant les grandes fenêtres, et les lueurs dorées des lustres en laiton venus des Pays-Bas. Chaque samedi, les bancs de cette salle en forme de basilique étaient remplis de familles, de rires, parfois de larmes. Mais en 1999, la communauté, devenue toute petite, a décidé de rejoindre ses voisins de la Neveh Shalom Synagogue.
Ici, l’histoire est partout. Même si le mobilier a voyagé jusqu’au musée d’Israël, le lieu garde une âme. Et qui sait, peut-être qu’un rabbin fantôme se promène la nuit, essayant de réparer une carte mère un peu capricieuse…
Allez, ne manquez pas la prochaine étape, on continue le voyage à travers le temps de Paramaribo!



