Pour repérer l’Archidiocèse catholique romain de Cotonou, regardez juste devant vous les bandes rouges et blanches éclatantes, comme un énorme paquet de bonbons rayé, couronné par une grande croix blanche.
Bienvenue devant l’Archidiocèse de Cotonou! Ici, on ne fait pas dans la discrétion : avec ses rayures rouges et blanches qui ressemblent un peu à un maillot de foot géant, impossible de passer à côté sans sourire. Imaginez, nous sommes en 1883, les premiers missionnaires débarquent dans ce qui s’appelait encore Dahomey. Ils décident d’installer la toute première préfecture apostolique, à l’époque, une petite communauté pleine d’espoir face à l’inconnu.
Petit à petit, l’édifice grandit! En 1901, on lui donne plus d’importance, et le bâtiment s’élève au statut de vicariat apostolique. Mais attendez, ce n’est pas fini! Rebondissement en 1948 : on lui change de nom, et la voici appelée le Vicariat apostolique d’Ouidah, avant de finalement devenir en 1955 la métropole religieuse que vous voyez, chef d’orchestre de toute une province ecclésiastique. Imaginez chaque archevêque, du célèbre Bernardin Gantin, futur cardinal, à Roger Houngbédji aujourd’hui, gravissant un à un les escaliers de cette église, chacun apportant sa pierre à l’édifice, et peut-être un peu d’humour aussi - on raconte qu’on entendait parfois des rires dans les couloirs!
Mais ce n’est pas qu’une histoire de pierres et de croix. En 1983, on y crée le SCDIH, le Service de la Charité pour le Développement Intégral de l’Homme, car ici, la solidarité n’est pas un vain mot - ce sont des bras tendus, des cœurs ouverts, un peu comme lorsqu’on partage un bon repas en famille.
Vous sentez l’histoire qui vibre dans ces murs? Si vous tendez l’oreille, peut-être entendrez-vous le souffle de tous ceux qui, hier comme aujourd’hui, cherchent un peu de lumière entre ces rayures éclatantes. Rien de tel pour recharger son esprit… ou pour réveiller son sens de l’orientation face à ces labyrinthes rouge et blanc!


