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Arrêt 15 sur 17

Chapel of the White Penitents

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Pour repérer la chapelle Sainte-Foy, levez les yeux: juste devant vous, ce vieux bâtiment de pierre claire se dresse fièrement, avec un clocher-mur percé de deux ouvertures, posé au-dessus d’un pont étroit qui enjambe la rue Jacques Cœur.

Ah, vous voilà devant la mystérieuse chapelle des Pénitents blancs… On se croirait presque dans un décor de film médiéval, non? Imaginez, il y a près de neuf siècles, à cet endroit, il n’y avait ici qu’un petit faubourg en dehors des murs de Montpellier, servant de halte aux pèlerins du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les moines en robe, les sabots sur les pavés: déjà le brouhaha d’une ville en plein essor.

La première apparition de la chapelle dans les actes anciens date précisément du 12 juillet 1228… oui, ça ne nous rajeunit pas! On ne sait pas si c'est l’odeur de la foi ou du fromage local qui a attiré la foule, mais ce coin est vite devenu stratégique, juste à côté des remparts. D’ailleurs, ne loupez pas ce petit pont au-dessus de la rue: ce fameux « pontet » est l’un des trois derniers de tout Montpellier, bâti à la fin du XVe siècle. Beaucoup pensent qu'il s’agit d’un arc Pellissier, mais pas du tout - il faisait en fait partie de l’hôtel de Jacques Cœur, un sacré personnage du Moyen Âge.

Les Guerres de religion? Oh là là, ça ne rigolait pas! Imaginez les huguenots incendier la chapelle non pas une, mais deux fois - en 1562, puis en 1568. Les vestiges médiévaux qu’il vous reste sous les yeux, eh bien, ce sont surtout les bases des murs latéraux, un bout de façade…et cette cloche d’une autre époque, forgée en 1401, qui peut encore réveiller tout le quartier un samedi matin.

Après ces drames, la chapelle a même servi pendant cinquante ans de cimetière à ciel ouvert… Imaginez l’ambiance! Ce n’est qu’en 1623, après de nouveaux sièges et la destruction du rempart, que Monseigneur Pierre de Fenouillet rend les ruines à la Confrérie des Pénitents blancs. Ils arrivent en procession, plantent une croix pleine d’espoir contre la façade, et la reconstruction commence. Pendant la nuit de Noël 1624, la chapelle est à nouveau consacrée et, quelques années plus tard, le roi Louis XIII et Anne d’Autriche viennent y entendre la messe… Bon, à cette époque, on disait que ça ressemblait plutôt à un hangar blanc, tout nu, mais alors, quelle solennité!

Et puis, la magie du baroque s’opère: les Pénitents commencent à décorer l’intérieur comme des chefs! Le plafond, tout en caissons peints, raconte la vie de Jésus, entouré des Évangélistes, des scènes de la Nativité et de la Passion. Les premiers tableaux, de Simon Raoux, se mêlent à ceux inspirés par les plus grands artistes comme Poussin ou Mignard. Bon, neuf tableaux ont disparu sous la Révolution, c’est triste, mais il reste quatorze compartiments: levez la tête lors de votre visite, chaque détail a son histoire.

Les murs de la chapelle sont recouverts de magnifiques boiseries dorées, imaginées par Augustin-Charles d’Aviler, puis embellies par Antoine Ranc qui ne s’est pas privé d’ajouter, par-ci par-là, de petits détails fantaisistes. Avant 1872, la lumière baignait la chapelle depuis des fenêtres au sud, aujourd’hui bouchées - dommage pour les selfies!

Le chœur est encore plus impressionnant: des sculptures en bois doré, un maître-autel en marbre, deux anges sortis tout droit d’un nuage, et des bas-reliefs qui évoquent Marie-Madeleine ou Saint Jean-Baptiste… Sans oublier la vieille cloche qui trône au sommet, gardienne des secrets et des temps anciens.

Petite anecdote pour briller en société: la chapelle héberge le seul tableau retrouvé de Sainte Geneviève, perdu puis miraculeusement réinstallé ici après la Révolution. Ah, et la sacristie n’est pas en reste : vous y trouverez une maquette de la croix du Peyrou et des boiseries magnifiques du XVIIe et XVIIIe siècle.

Aujourd’hui, la chapelle appartient toujours à la Confrérie: elle ouvre ses portes chaque samedi, et l’été du lundi au vendredi, pour accueillir les visiteurs curieux ou les fidèles, plongés dans la pénombre et le parfum des souvenirs anciens.

Alors, ressentez-vous ce frisson, en vous tenant devant cette façade austère? C’est toute l’histoire de Montpellier, pleine de rebondissements, d’art, de foi, et… de cloches têtues qui résonnent encore après 600 ans! Qui sait… peut-être qu’en entrant, vous croiserez l’ombre d’un Pénitent ou le chuchotement d’une vieille quarantaine à la recherche de lumière!

Si vous êtes curieux de connaître la construction de l’édifice, la reconstruction de la chapelle ou l’intérieur de la chapelle, la section de discussion ci-dessous est l’endroit idéal pour obtenir des éclaircissements.

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