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Visite audio de Beaune : Légendes, vignobles et splendeurs de Saint-Nicolas

Guide audio10 arrêts

Une vente aux enchères de vins de renommée mondiale a autrefois transformé Beaune en une arène d'ambition féroce et de rivalités secrètes. Des vitraux scintillent au-dessus des pierres médiévales tandis que des histoires de scandales chuchotés persistent derrière les portes grinçantes des caves. Ce n'est pas une promenade ordinaire. C'est votre voyage audio personnel à travers les ruelles enchevêtrées et les grandes façades de Beaune, dévoilant les récits que la plupart des visiteurs négligent. Quel enchérisseur désespéré a tout risqué et tout perdu à l'intérieur des salles dorées des Hospices ? Quels échos fantomatiques hantent les passages sous la Basilique Notre-Dame ? Pourquoi une seule bouteille mal placée chez Bouchard Père & Fils a-t-elle déclenché une réaction en chaîne qui a choqué les habitants pendant des générations ? Suivez les traces des rebelles, des visionnaires et des rêveurs. Passez des cryptes ombragées aux cours ensoleillées tandis que les couches de drame et d'intrigue se dévoilent. Voyez Beaune sous un autre angle, guidé par des secrets révélés à chaque tournant. Commencez votre aventure. Laissez les tensions cachées et l'histoire éblouissante de Beaune vous entraîner.

Aperçu du tour

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À propos de ce tour

  • schedule
    Durée 30–50 minsAllez à votre propre rythme
  • straighten
    Parcours à pied de 2.6 kmSuivez le sentier guidé
  • location_on
    EmplacementBeaune, France
  • wifi_off
    Fonctionne hors ligneTéléchargez une fois, utilisez n'importe où
  • all_inclusive
    Accès à vieRéécoutez n'importe quand, pour toujours
  • location_on
    Commence à Bouchard Père & Fils

Arrêts de ce tour

  1. Cherchez l'enseigne devant vous, un blason orné d'un bouclier rouge central arborant un arbre blanc, solidement encadré par deux têtes de loups féroces qui surplombent la…Lire plusAfficher moins

    Cherchez l'enseigne devant vous, un blason orné d'un bouclier rouge central arborant un arbre blanc, solidement encadré par deux têtes de loups féroces qui surplombent la typographie classique de Bouchard Père et Fils.

    Ici, le vin n'est pas une simple boisson, c'est un véritable outil de transmission. Dans cette ville, la vigne a longtemps servi de monnaie d'échange pour la survie et de fondation pour bâtir un héritage indestructible face aux tempêtes de l'histoire. C'est grâce à cette vision précise que la famille Bouchard a pu ériger et maintenir son empire.

    Depuis que Michel Bouchard a posé ses valises ici en mille sept cent vingt-trois, la famille a farouchement protégé son domaine grâce à une tradition familiale très stricte, la primogéniture. En termes simples, cela signifie que l'héritage foncier entier était transmis de manière exclusive à l'enfant aîné, empêchant ainsi la division et le morcellement des précieuses terres à chaque nouvelle génération.

    C'est absolument fascinant de voir comment ils ont navigué à travers les bouleversements politiques majeurs. Prenez la Révolution française en mille sept cent quatre-vingt-onze. Quand les vastes propriétés de l'Église ont été confisquées par la République pour être revendues, les Bouchard n'ont pas paniqué, ils ont investi massivement. Ils ont notamment acquis un joyau absolu nommé la Vigne de l'Enfant Jésus. Son nom provient d'une prophétie miraculeuse faite par une religieuse du dix-septième siècle. Elle avait prédit avec exactitude la naissance inespérée du futur Roi Soleil, Louis quatorze, alors que la reine était unanimement considérée comme stérile. Les Bouchard possèdent toujours le monopole exclusif de cette parcelle mythique aujourd'hui.

    Mais l'épreuve ultime de leur ingéniosité s'est déroulée pendant la Seconde Guerre mondiale. Lors de l'occupation nazie, les soldats allemands pillaient méthodiquement les grands crus de Bourgogne. L'armée ennemie connaissait parfaitement l'astuce locale des murs factices construits à la hâte dans les galeries. Les Bouchard ont donc conçu un piège psychologique redoutable dans leurs immenses caves souterraines. Au lieu de bâtir une seule cloison de briques, ils ont monté trois murs distincts le long d'un couloir très profond. Tout au bout reposait un trésor inestimable de plus de trente-cinq mille bouteilles historiques. Le coup de génie a été de cacher un stock important de vins de qualité très moyenne juste derrière le premier mur. Quand les soldats ont violemment brisé les premières pierres, ils se sont jetés sur ce butin mineur. Ils sont repartis triomphants, convaincus d'avoir plumé les vignerons, alors que le véritable trésor liquide reposait paisiblement derrière les parois intactes.

    Pourtant, cette grande dynastie a bien failli disparaître de l'intérieur. À la fin des années quatre-vingt, une lente baisse de qualité et un sombre scandale de fraude ont gravement terni leur réputation. Face au désastre financier en mille neuf cent quatre-vingt-quinze, la famille a dû se résoudre à céder la maison à Joseph Henriot. Cet acheteur providentiel a immédiatement relancé la machine, rebâtissant le prestige de la marque en exigeant une qualité absolue et en modernisant entièrement les installations.

    Si vous voulez explorer leurs collections, les portes sont ouvertes du lundi au jeudi de dix heures à midi et de quatorze à seize heures, mais l'établissement reste fermé le vendredi et le week-end. En quittant ce temple de la survie viticole, nous allons découvrir comment les murs mêmes de la cité ont enduré les assauts du temps, en nous dirigeant vers le Château de Beaune à seulement quatre minutes de marche.

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  2. Château de Beaune
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    Château de Beaune

    Regardez sur votre gauche cette imposante bâtisse en pierre claire aux allures de forteresse. C'est le Château de Beaune, aujourd'hui le prestigieux domaine viticole Bouchard Père…Lire plusAfficher moins
    Castle of Beaune
    Castle of BeaunePhoto: Arnaud 25, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Cropped & resized.

    Regardez sur votre gauche cette imposante bâtisse en pierre claire aux allures de forteresse. C'est le Château de Beaune, aujourd'hui le prestigieux domaine viticole Bouchard Père et Fils. Mais ne vous fiez pas à cette façade paisible. Ce lieu est né d'un véritable cauchemar.

    Pour comprendre, il faut remonter à la fin de la guerre de Cent Ans, une longue période de conflits militaires dévastateurs qui a ravagé la région pendant plus d'un siècle. En mille-quatre-cent-soixante-dix-sept, le duc de Bourgogne meurt au combat. Le roi de France, Louis onze, y voit l'occasion parfaite d'annexer le territoire. Mais les habitants de Beaune refusent de se soumettre. Ils restent farouchement fidèles à la duchesse Marie de Bourgogne et déclenchent une rébellion féroce.

    Louis onze riposte avec une brutalité absolue. Sa vengeance est implacable. Après un siège écrasant de cinq semaines, le roi impose à la ville une amende colossale de quarante mille écus, l'ancienne monnaie d'or, ce qui représenterait aujourd'hui des dizaines de millions d'euros. Il force les citoyens à rendre toutes leurs armes, les dépouillant de tout moyen de défense. Imaginez un instant que votre communauté entière soit condamnée à payer une somme impossible et forcée de démanteler ses propres défenses... comment commence-t-on à reconstruire?

    Mais le plus cruel reste à venir. Louis onze ordonne la construction de ce château fort. Et voici le détail le plus machiavélique. Les tours massives de cette forteresse ne pointaient pas vers l'extérieur pour protéger la cité des envahisseurs. Non, elles étaient tournées vers l'intérieur, braquées directement sur les habitants. C'était une arme psychologique permanente, conçue pour surveiller la population et écraser dans l'œuf toute nouvelle tentative de révolte.

    Pourtant, face à cette oppression royale et à la ruine économique, la ville a fait preuve d'une force de caractère extraordinaire. Les Beaunois ont refusé de se laisser briser par cette forteresse de la tyrannie, endurant des décennies de surveillance militaire tout en reconstruisant silencieusement leur vie et leur commerce. Leur patience a fini par payer. Après un autre siège désastreux en mille-cinq-cent-quatre-vingt-quinze, les habitants, traumatisés par la guerre, ont eux-mêmes supplié le roi Henri quatre de démolir les murs tournés vers la ville. Et ils ont obtenu gain de cause.

    Au dix-neuvième siècle, un coup de génie a définitivement transformé ce symbole d'oppression. La famille Bouchard a racheté les ruines. Ils ont réalisé que les formidables murailles restantes, épaisses de sept mètres, offraient une isolation parfaite. Ils ont transformé cette prison militaire en caves à vin. Aujourd'hui, sous ces pierres, reposent des bouteilles miraculées datant de mille-huit-cent-quarante-six.

    Comment une cité meurtrie parvient-elle à rassembler les éclats de son histoire pour se réinventer et protéger sa mémoire? C'est exactement ce que nous allons découvrir en nous dirigeant vers le Musée des Beaux-Arts de Beaune, à six minutes de marche d'ici.

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  3. Face à vous se dresse un grand bâtiment en pierre claire, avec son pavillon central couronné d'un fronton triangulaire et son large portail encadré de figures sculptées…Lire plusAfficher moins
    Museum of Fine Arts of Beaune
    Museum of Fine Arts of BeaunePhoto: Arnaud 25, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Cropped & resized.

    Face à vous se dresse un grand bâtiment en pierre claire, avec son pavillon central couronné d'un fronton triangulaire et son large portail encadré de figures sculptées blanches.

    C'est le musée des Beaux-Arts de Beaune. C'est ici qu'a commencé une incroyable aventure de préservation du patrimoine local. De nombreux habitants se sont unis dans un effort populaire, initié par un conservateur passionné nommé Jules Pautet, pour sauver de l'oubli de fascinantes curiosités locales. Ils voulaient à tout prix préserver la mémoire grandiose du Duché de Bourgogne. Ce territoire indépendant et extrêmement puissant rivalisait autrefois avec le royaume de France lui-même. Ses ducs étaient des mécènes flamboyants, régnant sur une cour fastueuse dont les habitants de Beaune étaient farouchement fiers.

    Pautet a commencé par entasser cette collection naissante dans un ancien presbytère, la résidence traditionnelle du prêtre de la ville. Ce modeste projet a finalement grandi grâce à la générosité des citoyens. Mais le musée a aussi été façonné par des destins brisés et des miracles inespérés.

    Prenez Hippolyte Michaud. Avant de devenir conservateur ici en mille huit cent soixante-quatre, il a connu la misère. Ses rêves de gloire à Paris ont échoué, le plongeant dans une grave crise financière et de santé. Revenu à Beaune, il a survécu en prenant de petites commandes, comme peindre les médaillons de l'avant-scène, c'est-à-dire la partie de la scène située juste devant le rideau, au théâtre local. Son salut est venu au Salon de Paris. Son tableau monumental de mille huit cent soixante-cinq, La Mansarde, a ébloui les critiques grâce à son clair-obscur magistral, une technique artistique utilisant des contrastes dramatiques entre la lumière et l'ombre. L'État français a acheté l'œuvre, cimentant enfin sa légende ici.

    La collection s'est enrichie de trésors somptueux. Jetez un œil sur votre téléphone à ce portrait d'Armand Gouffé de Beauregard, qui illustre parfaitement la richesse des peintures françaises du dix-huitième et dix-neuvième siècles amoureusement préservées dans ces murs.

    This portrait of Armand Gouffé de Beauregard is part of the museum's extensive collection of French paintings from the 18th and 19th centuries, highlighting the institution's rich artistic heritage, including works by artists like Léon Dolbeau.
    This portrait of Armand Gouffé de Beauregard is part of the museum's extensive collection of French paintings from the 18th and 19th centuries, highlighting the institution's rich artistic heritage, including works by artists like Léon Dolbeau.Photo: Auguste Hipolite, Wikimedia Commons, Public domain. Cropped & resized.

    Mais toute cette beauté a bien failli disparaître. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la mairie de Beaune, où se trouvait alors le musée, était devenue un dangereux entrepôt de stockage d'armes et de charbon. Un nouveau conservateur, René André, a orchestré une évacuation désespérée et périlleuse vers le village de Châteauneuf-en-Auxois pour sauver ce patrimoine des menaces imminentes de bombardements et de pillages. Et le miracle a eu lieu. Les œuvres sont revenues intactes à la fin de la guerre. Mieux encore, en dirigeant les rénovations de mille neuf cent quarante-six, André a fait abattre une vieille couche de plâtre et a révélé un magnifique plafond peint du dix-neuvième siècle, qui avait été totalement oublié!

    Cette ville sait rendre hommage à ceux qui l'aiment. En avril mille huit cent quatre-vingt-trois, Beaune a organisé un banquet très émouvant pour célébrer un enfant du pays, le peintre Félix Ziem. Submergé par l'accueil chaleureux, Ziem a immédiatement offert une spectaculaire toile maritime montrant des pêcheurs dans la tempête en signe de gratitude. Ce geste sincère a créé un précédent, inspirant plus tard sa veuve à donner des dizaines d'œuvres. Aujourd'hui, une salle entière célèbre ses bleus intenses.

    Ce bâtiment abrite l'âme d'une communauté qui refuse de laisser le temps ou les conflits effacer son identité. Pour découvrir le symbole ultime de cette détermination, nous allons maintenant marcher cinq minutes pour rejoindre la légendaire Vente des Hospices de Beaune.

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  1. Hôtel-Dieu Museum - Hospices de Beaune
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    Hôtel-Dieu Museum - Hospices de Beaune

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    Observez sur votre gauche ce vaste bâtiment rectangulaire aux hautes arches de pierre calcaire, couronné par une longue verrière métallique qui traverse toute sa ligne de toit.…Lire plusAfficher moins
    Sale of the Hospices de Beaune
    Sale of the Hospices de BeaunePhoto: Pilou67, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Cropped & resized.

    Observez sur votre gauche ce vaste bâtiment rectangulaire aux hautes arches de pierre calcaire, couronné par une longue verrière métallique qui traverse toute sa ligne de toit. Nous sommes devant les halles de Beaune, le théâtre de la plus célèbre vente de charité au monde!

    Il faut remonter le temps pour comprendre comment un tel miracle est possible. L'histoire de cette institution s'inscrit directement dans les lendemains de la guerre de Cent Ans. Imaginez une région bourguignonne ravagée par la violence, les pillages incessants et une pauvreté absolue où la famine faisait des ravages. C'est dans ce chaos total que le chancelier Nicolas Rolin et son épouse Guigone de Salins ont décidé d'agir. Nicolas Rolin avait une vision brillante pour l'époque, celle de créer un hôpital totalement indépendant et autosuffisant, à l'abri des taxes et des convoitises politiques, pour soigner gratuitement les plus démunis.

    Mais comment financer des soins médicaux pour l'éternité? C'est là que le génie bourguignon opère. Dès le quinzième siècle, un donateur a offert ses terres à l'institution, déclenchant une véritable tradition. Au fil des siècles, la noblesse et la riche bourgeoisie ont pris l'habitude de léguer leurs meilleures parcelles de vignes aux hospices pour racheter leurs péchés et assurer le salut de leur âme. Ces vignes permettent aujourd'hui à cet ancien hôpital d'être à la tête d'un des domaines viticoles les plus convoités de France.

    Le fruit de ces récoltes est vendu ici même sous forme de pièces. Une pièce, dans le jargon local, c'est un grand fût en chêne contenant un peu moins de trois cents litres de vin. Votre écran affiche l'Hôtel-Dieu d'origine avec ses toits vernissés spectaculaires, situé juste en face du lieu où se déroule cette vente mondiale.

    This photo captures the iconic Hôtel-Dieu de Beaune, founded in 1443, alongside the market halls where the world-renowned charity wine auction is now held.
    This photo captures the iconic Hôtel-Dieu de Beaune, founded in 1443, alongside the market halls where the world-renowned charity wine auction is now held.Photo: Arnaud 25, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Cropped & resized.

    Autrefois, le rituel d'achat était fascinant. On utilisait la vente à la bougie. Les enchères sur un tonneau ne prenaient fin que lorsque deux petites chandelles s'étaient consumées consécutivement, s'éteignant dans un dernier filet de fumée. Aujourd'hui, cette lenteur poétique a laissé place au rythme trépidant des courtiers internationaux.

    Mais au-delà du prestige, c'est avant tout une histoire de résilience à travers les crises. L'exemple le plus bouleversant a eu lieu en novembre deux mille quinze. La vente devait se tenir quarante-huit heures seulement après de tragiques attentats terroristes en France. Fallait-il tout annuler? Les organisateurs ont refusé de céder à la peur. Le grand défilé folklorique a déambulé dans les rues dans un silence absolu. Dans la salle, le public a spontanément entonné l'hymne national. Cette année-là, la pièce du président, un tonneau exceptionnel dont les profits sont reversés à une cause caritative spécifique, a vu ses enchères s'envoler à près d'un demi-million d'euros pour soutenir les victimes.

    L'histoire s'écrit encore aujourd'hui. Récemment, Ludivine Griveau, la toute première femme régisseur de l'histoire des hospices, a guidé l'intégralité de ce vignoble morcelé vers une agriculture entièrement biologique.

    De ce miracle de charité financé par la terre, nous allons maintenant passer au pouvoir laïque de ceux qui ont gouverné cette région. Dirigeons-nous vers l'Hôtel des Ducs de Bourgogne à Beaune, situé à seulement deux minutes de marche. Sachez en passant que le site des hospices est ouvert au public tous les jours de neuf heures à dix-neuf heures trente.

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  2. Hôtel des Ducs de Bourgogne à Beaune
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    Hôtel des Ducs de Bourgogne à Beaune

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    Levez les yeux vers cette impressionnante façade dominée par une haute tour en pierre coiffée d'un toit pointu en tuiles et prolongée par une élégante galerie en bois. Vous pouvez…Lire plusAfficher moins
    Hotel of the Dukes of Burgundy in Beaune
    Hotel of the Dukes of Burgundy in BeaunePhoto: Arnaud 25, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Cropped & resized.

    Levez les yeux vers cette impressionnante façade dominée par une haute tour en pierre coiffée d'un toit pointu en tuiles et prolongée par une élégante galerie en bois. Vous pouvez admirer ces détails remarquables sur votre écran. Ce palais majestueux est l'Hôtel des ducs de Bourgogne et ses murs racontent une histoire fascinante de pouvoir de survie et d'ambition.

    Au quatorzième siècle, le duc Philippe le Hardi a transformé ce lieu en centre névralgique de son autorité en y installant le siège du Parlement de Bourgogne. Attention à cette époque un parlement n'était pas une assemblée de politiciens mais la cour de justice suprême du duché. Beaune est devenue une capitale judiciaire sous le contrôle strict du pouvoir ducal. Imaginez la tension constante entre l'identité locale des habitants et cette force extérieure écrasante qui dictait la loi depuis ce palais.

    Pourtant la roue tourne. En 1478 le royaume de France absorbe la région le Parlement est transféré à Dijon et ce palais glisse lentement vers la ruine. Au début du vingtième siècle la ville de Beaune en hérite mais les élus locaux considèrent ce bâtiment délabré comme un gouffre financier plutôt que comme un trésor.

    C'est ici que l'histoire prend un tournant inattendu. Avant de devenir le célèbre Musée du Vin de Bourgogne ce lieu a failli abriter une auberge de jeunesse. Le projet de musée a d'abord été imaginé par le docteur Amédée Vesoux en 1912 avant que son rêve ne soit fauché par la grippe espagnole. Plus tard un jeune maire provocateur nommé Roger Duchet a repris le flambeau. Il voulait un grandiose Palais du Vin. Les riches négociants locaux se méfiant de lui se moquaient ouvertement en appelant son projet le Palais du mauvais pinard.

    Le musée a d'abord ouvert dans une petite tour de la ville. Mais pourquoi a-t-il déménagé ici en 1938? La raison est merveilleusement pragmatique. Les immenses pressoirs à vin en bois traditionnels étaient tout simplement trop larges pour passer les portes de la petite tour.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale un réfugié nommé Albert Soulillou a imaginé une version encore plus ambitieuse du musée. Cherchant de l'aide il a commis l'erreur tragique de présenter le maire à Georges-Henri Rivière un célèbre muséologue c'est-à-dire un spécialiste de la conception des musées. Le résultat? Rivière et le maire ont confisqué le projet et effacé le nom de Soulillou de l'histoire. Rivière a récolté la gloire bien que le véritable travail acharné ait été accompli par André Lagrange. Ce chercheur passionné un ethnologue étudiant les cultures humaines parcourait les campagnes pour convaincre des vignerons méfiants de donner leurs précieux outils.

    Pour couronner le tout le maire a acheté une spectaculaire tapisserie de Jean Lurçat pour huit cent mille francs de l'époque l'équivalent de dizaines de milliers d'euros aujourd'hui. Ce chef-d'œuvre servait de décor majestueux pour éblouir les dignitaires.

    Des ducs de Bourgogne aux politiciens rusés ces pierres ont tout vu. Maintenant dirigeons-nous vers le véritable centre spirituel de la ville construit bien avant ce palais. Suivez le chemin la basilique Notre-Dame de Beaune n'est qu'à deux minutes de marche.

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  3. Maison du Colombier
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    Maison du Colombier

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    Admirez cette impressionnante bâtisse en pierre claire sur votre droite, avec sa haute tour octogonale couronnée de tuiles vernissées et cette curieuse petite tourelle suspendue à…Lire plusAfficher moins
    House of the Colombier
    House of the ColombierPhoto: Arnaud 25, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Cropped & resized.

    Admirez cette impressionnante bâtisse en pierre claire sur votre droite, avec sa haute tour octogonale couronnée de tuiles vernissées et cette curieuse petite tourelle suspendue à l'angle, appelée une échauguette. C'est la Maison du Colombier, et son histoire est un véritable miracle.

    Construite en mille cinq cent soixante-douze, elle a failli disparaître presque aussitôt. Les archives de l'époque sont formelles... à peine quelques années après sa construction, le bâtiment menaçait déjà de s'effondrer. C'est fascinant de voir comment cet endroit reflète l'esprit profond de cette cité, cette résilience obstinée face aux épreuves et au temps qui passe. Au lieu d'être rasée, la maison a bénéficié d'une rénovation colossale à la fin du seizième siècle. C'est d'ailleurs ce sauvetage qui lui a offert cette fameuse tourelle en poivrière, ce ravissant petit toit pointu que vous pouvez admirer sur l'image de votre écran.

    This view highlights the famous 'tourelle en poivrière' (pepperpot turret), a distinctive feature added during an important late 16th-century renovation.
    This view highlights the famous 'tourelle en poivrière' (pepperpot turret), a distinctive feature added during an important late 16th-century renovation.Photo: PIERRE ANDRE LECLERCQ, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Cropped & resized.

    Pour traverser les siècles, l'édifice a dû s'adapter. Aux dix-septième et dix-huitième siècles, on a complètement remanié ses fenêtres médiévales. Jetez un œil à la photo suivante sur votre téléphone, vous remarquerez qu'on a supprimé les meneaux, ces piliers de pierre qui divisaient les vitres, pour laisser entrer la lumière moderne. Mais à l'intérieur, la magie opère intacte avec ses murs massifs en pierre de Bourgogne, ses tomettes traditionnelles en terre cuite, et sous vos pieds, trois spectaculaires caveaux voûtés construits en enfilade.

    A facade view demonstrating the remodeled bay windows from the 17th and 18th centuries, which replaced the original medieval mullions and linteaux.
    A facade view demonstrating the remodeled bay windows from the 17th and 18th centuries, which replaced the original medieval mullions and linteaux.Photo: Gzen92, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Cropped & resized.

    Elle a même survécu à la Révolution française en gardant une cicatrice étonnante. Cherchez bien en bas à l'angle droit de la façade... il y a une inscription presque effacée au nom de la Petite rue Platon. Ce nom révolutionnaire, inspiré par le philosophe antique, est gravé sur une pierre placée anormalement bas, ce qui prouve qu'elle a sûrement été déplacée lors de travaux ultérieurs.

    Aujourd'hui, ce survivant de pierre abrite un gastro-bar luxueux. L'ancien chef étoilé Roland Chanliaud a fui la pression étouffante de la haute gastronomie pour transformer ce lieu en un espace convivial, où de petits producteurs locaux dictent le menu au gré des saisons. D'ailleurs, si une dégustation vous tente, l'établissement est ouvert du lundi au vendredi de dix-huit heures à minuit.

    Allons maintenant découvrir un autre type de triomphe local, dédié cette fois à une ingéniosité scientifique fascinante, à seulement trois minutes de marche d'ici vers le monument à Étienne-Jules Marey.

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  4. Basilica of Our Lady
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    Basilica of Our Lady

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    À votre gauche s'élève un imposant édifice en pierre calcaire dorée, reconnaissable à son vaste porche monumental à trois arcades et au surprenant dôme à la silhouette galbée qui…Lire plusAfficher moins
    Basilica of Notre-Dame de Beaune
    Basilica of Notre-Dame de BeaunePhoto: Ibex73, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Cropped & resized.

    À votre gauche s'élève un imposant édifice en pierre calcaire dorée, reconnaissable à son vaste porche monumental à trois arcades et au surprenant dôme à la silhouette galbée qui culmine à l'arrière. C'est la basilique collégiale Notre-Dame de Beaune, l'une des dernières grandes églises romanes de Bourgogne.

    Mais toute cette majesté de pierre est née d'un profond chagrin. Au douzième siècle, la duchesse Mathilde de Turenne, dévastée par la mort de son père parti combattre en Orient, aurait impulsé la construction de ce sanctuaire vers 1130 pour y abriter une mystérieuse Vierge noire offerte en son hommage. C'est fascinant de penser que cette architecture colossale a d'abord été le refuge d'une peine intime, un lieu où la souffrance d'une femme s'est transformée en un sanctuaire pour toute la région.

    Regardez bien les parties hautes du chevet, cette extrémité arrondie à l'arrière de l'église. Essayez de repérer l'endroit précis où la robustesse originelle de l'architecture romane aux petites fenêtres cède soudainement la place à d'immenses verrières gothiques, conçues pour laisser entrer une lumière éblouissante. Cette cicatrice architecturale raconte une terrible tragédie. En 1272, un incendie dévastateur a ravagé l'édifice. Plutôt que de simplement colmater, les bâtisseurs ont fait le choix audacieux d'élever les murs et d'ajouter ces arches extérieures imposantes, appelées arcs-boutants, pour consolider la structure. Regardez sur votre écran pour voir à quoi ressemble ce chevet transformé par le feu et la détermination humaine. La basilique s'est relevée plus lumineuse et plus forte.

    The chevet (apse) of the basilica, where original Romanesque windows were replaced by immense Gothic windows and flying buttresses were added after a fire in 1272.
    The chevet (apse) of the basilica, where original Romanesque windows were replaced by immense Gothic windows and flying buttresses were added after a fire in 1272.Photo: Ibex73, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Cropped & resized.

    À l'intérieur de ces murs protecteurs, la fameuse Vierge noire rapportée d'Orient repose toujours. Si vous regardez l'application, vous découvrirez la nef majestueuse et ses voûtes en berceau brisé, ce plafond voûté en arc pointu qui a résonné des prières d'un peuple entier. La statue, avec ses traits orientaux contrastant étrangement avec l'Enfant Jésus aux traits occidentaux, fascinait autrefois les Templiers. Mais surtout, elle est devenue le bouclier des Beaunois. Pendant des siècles, face aux épidémies de peste, les habitants ne s'enfuyaient pas. Ils sortaient cette statue vénérée dans les rues, opposant une solidarité inébranlable au désastre imminent.

    The nave, featuring impressive broken barrel vaults, represents the robust Romanesque architecture of the basilica's initial construction in the mid-12th century.
    The nave, featuring impressive broken barrel vaults, represents the robust Romanesque architecture of the basilica's initial construction in the mid-12th century.Photo: GO69, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Cropped & resized.

    Pourtant, la survie de la basilique n'a pas seulement été menacée par les éléments et la maladie. Le vandalisme a d'abord frappé de l'intérieur. En 1784, l'abbé Béguin, méprisant l'art gothique, a fait retirer de majestueux ornements historiques simplement parce qu'il les jugeait démodés. Puis, la Révolution française a détruit la statuaire et profané le tombeau même de la duchesse Mathilde. Enfin, au dix-neuvième siècle, l'architecte Maurice Ouradou a détruit les huit arcs-boutants originaux pour imposer sa propre vision romancée du Moyen Âge, une restauration aux conséquences irréversibles.

    Mais malgré les flammes, l'ignorance et les bouleversements idéologiques, l'édifice est toujours debout, portant fièrement son impressionnant toit à l'impériale conçu par Hugues Sambin à la Renaissance. En quittant cette architecture religieuse grandiose qui a refusé de disparaître, nous allons maintenant découvrir l'intimité de l'architecture domestique voisine qui a, elle aussi, survécu au temps. La Maison du Colombier nous attend, à une petite minute de marche. Et si vous souhaitez explorer l'intérieur de la basilique plus tard, sachez qu'elle est ouverte au public tous les jours de huit heures à dix-huit heures.

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  5. Monument à Étienne-Jules Marey
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    Monument à Étienne-Jules Marey

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    Au centre de cette petite place, un homme sculpté est assis de profil, adossé à un grand bloc orné d'un bas-relief de chevaux au galop. Voici Étienne-Jules Marey, un enfant du…Lire plusAfficher moins
    Monument to Étienne-Jules Marey
    Monument to Étienne-Jules MareyPhoto: ~Pyb, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Cropped & resized.

    Au centre de cette petite place, un homme sculpté est assis de profil, adossé à un grand bloc orné d'un bas-relief de chevaux au galop. Voici Étienne-Jules Marey, un enfant du pays et un pionnier absolu de la science. Vous vous demandez peut-être ce qu'il a inventé? Marey est le père de la chronophotographie, une technique révolutionnaire permettant de capturer les différentes phases d'un mouvement sur une seule plaque photographique, ouvrant ainsi la voie à l'invention du cinéma.

    La création de cette œuvre est une histoire fascinante de fierté locale et de détermination. En mil neuf cent huit, Auguste Dubois, le principal du collège de la ville, a créé un comité pour lancer une grande souscription publique internationale, ralliant des soutiens du monde entier pour honorer ce génie décédé quatre ans plus tôt. La réponse fut spectaculaire, prouvant à quel point la communauté tenait à célébrer son héros à travers les frontières.

    Pour choisir l'artiste de ce mémorial, la ville a organisé un concours officiel. Le jeune sculpteur bourguignon Henri Bouchard, qui utilisait d'ailleurs souvent les travaux de Marey pour modeler ses propres statues d'animaux, s'est associé à l'architecte Régis Jardel. Pour garantir l'anonymat imposé par le concours, ils ont soumis leur projet sous le nom de code secret Duplex. Leur idée brillante a fait l'unanimité auprès du jury.

    Observez bien la structure. À la Belle Époque, la mode était aux immenses piédestaux écrasants pour exalter les grands hommes. Mais ici, l'œuvre bouscule les règles. Marey est presque au niveau de la rue, proche de nous. À ses pieds, vous remarquerez un cylindre enregistreur, un appareil de sa propre invention, et des livres représentant ses nombreuses publications. Mais regardez sa main droite. Elle est suspendue dans le vide. À l'origine, il tenait fermement un chronomètre, symbole de sa maîtrise du temps. Cet objet a mystérieusement disparu au fil des décennies, probablement volé, laissant ironiquement le savant hors du temps.

    Ce monument est taillé dans la pierre de Pouillenay, une roche calcaire locale magnifique mais particulièrement sensible. Avec le temps, les éléments ont noirci la statue, la recouvrant de micro-organismes menaçants. C'est ici que la préservation du patrimoine prend tout son sens. En écho parfait à la mobilisation d'Auguste Dubois un siècle plus tôt, l'association des Amis de Marey a lancé une nouvelle souscription. Le public a répondu présent en récoltant près de sept mille euros pour une restauration d'urgence. Au printemps deux mille seize, le restaurateur Jean Delivré a minutieusement purgé et réparé la pierre, rendant à Étienne-Jules Marey son éclat d'antan. C'est une preuve magnifique que les habitants refusent de laisser leur mémoire s'effacer.

    Maintenant, retournons vers le cœur médiéval de la ville pour y découvrir une histoire sombre de reddition forcée. Prenez la direction de la Tour de l'Horloge de Beaune, qui se trouve à seulement trois minutes de marche d'ici.

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    Tour de l'Horloge de Beaune

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    Remarquez sur votre droite cette haute tour rectangulaire en pierre claire, surmontée d'un toit en ardoise à forte pente et d'un spectaculaire campanile ajouré, cette structure en bois ouvragée tout en haut qui abrite les cloches. Si vous jetez un œil à votre écran, vous pouvez apprécier de plus près les détails fascinants de cette charpente complexe, restaurée dans un style flamand à la fin du dix-neuvième siècle.

    Mais ce grand beffroi n'a pas toujours eu cette allure majestueuse. À l'origine, l'édifice n'était qu'une simple tour de guet intégrée aux propriétés des moines de l'abbaye de Maizières. Et c'est là que notre histoire prend une tournure délicieusement politique.

    En treize cent quatre-vingt-quinze, le puissant duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, décide d'intervenir dans une dispute locale. Il force littéralement les religieux à vendre cette tour à la ville pour deux cents francs-or, ce qui représentait une coquette somme en métal précieux pour l'époque. Le duc ne voulait pas simplement s'offrir un point de vue en hauteur. Il s'agissait d'affirmer le pouvoir laïc, de doter Beaune d'un repère majestueux qui symboliserait l'indépendance de la cité face à la puissante influence de l'Église. Le pouvoir temporel, celui des hommes et de la politique, prenait fermement le dessus.

    Pour sceller ce coup d'éclat, le duc y fait installer une horloge. Et pour veiller sur cette merveille de technologie séculière, le conseil de la ville crée un tout nouveau poste: le gouverneur de l'horloge. Cet homme de confiance vivait au premier étage avec une charge littéralement écrasante. Chaque jour, il devait remonter à la force de ses bras les pesants rouages de fer de la mécanique. Il devait aussi scruter l'horizon sans relâche pour sonner le tocsin, la grande cloche d'alarme spécialement conçue pour prévenir les habitants en cas d'incendie ou d'attaque ennemie.

    D'ailleurs, les artisans chargés de l'entretien de la tour au fil des siècles avaient leur propre petite tradition secrète. Tout en haut, un globe marquait les phases de la lune. Quand les maîtres doreurs montaient pour le restaurer, ils transformaient cette sphère de plomb en véritable capsule temporelle, y glissant discrètement des notes sur leurs travaux pour être lues par les générations futures.

    Pourtant, malgré cet attachement viscéral, la tour a bien failli disparaître. En dix-sept cent cinquante, le bâtiment menaçait ruine. La municipalité, cherchant à faire des économies, décide froidement de la démolir. Si vous regardez la deuxième photo sur votre application, une vue de la rue dans les années trente, vous comprenez à quel point sa silhouette est ancrée dans le paysage urbain. Les Beaunois de l'époque ont vu rouge. La colère populaire a explosé avec une telle force que les politiciens, terrifiés, ont dû faire marche arrière et désavouer publiquement leurs propres entrepreneurs. Ce beffroi incarnait l'identité locale face au pouvoir extérieur et arbitraire. La population n'allait certainement pas le laisser s'effondrer.

    A street scene from 1937, illustrating the tower's long-standing presence as a symbol of Beaune's civic pride and independence, having been saved from demolition in 1750.
    A street scene from 1937, illustrating the tower's long-standing presence as a symbol of Beaune's civic pride and independence, having been saved from demolition in 1750.Photo: Swedish National Heritage Board from Sweden, Wikimedia Commons, Public domain. Cropped & resized.

    Réfléchissez un instant au symbole que cela représente. Prendre une tour de force à l'Église pour y construire une horloge destinée aux citoyens. Au fond, qui contrôle vraiment le temps à Beaune?

    Cette lutte passionnante pour l'âme et l'indépendance de la ville nous amène parfaitement à notre toute dernière étape. Nous allons marcher environ treize minutes vers l'église Saint-Nicolas. C'est là qu'une profonde crise de foi a fini par déclencher un mouvement de rébellion d'ampleur nationale. Allons-y.

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  7. Église Saint-Nicolas
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    Église Saint-Nicolas

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    Sur votre gauche s'élève une église en pierre massive dominée par un clocher carré à flèche élancée, dont l'entrée est marquée par un remarquable porche triangulaire en bois.…Lire plusAfficher moins
    Church of Saint-Nicolas in Beaune
    Church of Saint-Nicolas in BeaunePhoto: ~Pyb, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Cropped & resized.

    Sur votre gauche s'élève une église en pierre massive dominée par un clocher carré à flèche élancée, dont l'entrée est marquée par un remarquable porche triangulaire en bois. Examinez l'image sur votre écran pour détailler cette charpente du quinzième siècle. Vous y verrez des chimères et des poutres engoulées, c'est-à-dire des pièces de bois dont l'extrémité est sculptée en forme de mâchoire monstrueuse avalant la structure, un détail fascinant qui rappelle le célèbre Hôtel-Dieu de Beaune.

    This exterior view of the Church of Saint-Nicolas highlights its distinctive 15th-century porch, whose timber frame is adorned with carved chimeras and engouled beams, echoing details found in Beaune's famous Hôtel-Dieu.
    This exterior view of the Church of Saint-Nicolas highlights its distinctive 15th-century porch, whose timber frame is adorned with carved chimeras and engouled beams, echoing details found in Beaune's famous Hôtel-Dieu.Photo: ~Pyb, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Cropped & resized.

    Sous ce porche imposant se cache un tympan monolithique, un grand panneau sculpté dans un seul bloc de pierre datant du treizième siècle. Il raconte comment saint Nicolas a sauvé trois jeunes filles de la misère absolue. Leur père, ruiné, s'apprêtait à les livrer à la prostitution pour survivre, mais le saint jeta secrètement des bourses pleines de pièces d'or par leur fenêtre durant trois nuits consécutives.

    À l'intérieur, l'église abrite une curiosité musicale surprenante. Son orgue, construit en 1897 par Jean-Baptiste Ghys, n'a pas été conçu pour un lieu de culte catholique. Il a d'abord résonné pendant près d'un siècle dans un temple protestant à Dijon avant d'être transféré ici en 1996.

    Ce lieu a traversé les épreuves du temps, survivant même à un coup de foudre spectaculaire en 1985 qui a fracassé sa flèche en tuf, une roche calcaire très poreuse, nécessitant trois années de restauration. Mais les pierres ne sont pas les seules à avoir dû surmonter l'adversité.

    Au dix-neuvième siècle, le curé de cette paroisse, l'abbé Victor Chocarne, était rongé par le désespoir. Face à l'inconcevable indifférence de ses paroissiens, il cherchait sans relâche un moyen de raviver leur foi. Avec l'aide d'une fidèle, Marguerite de Blic, il a organisé un acte de ralliement sans précédent en devenant l'instigateur du premier pèlerinage d'ampleur nationale à Lourdes en 1872.

    Une anecdote stupéfiante a suivi. En septembre 1873, alors qu'il se trouvait de nouveau à Lourdes, un pèlerin inconnu l'a accosté pour lui parler d'une statue miraculeuse de l'Enfant Jésus. À la grande stupeur de l'abbé, cet étranger lui a révélé que ce Petit Roi de Grâce était vénéré au Carmel de Beaune, situé sur sa propre paroisse. Ignorant jusqu'alors cette dévotion locale, l'abbé Chocarne est rentré chez lui transformé. Il a ardemment promu ce culte et a même aménagé une fausse grotte dans le transept sud de l'église, abritant un véritable morceau du rocher des apparitions de Lourdes. L'abbé a refusé de céder au déclin, prouvant qu'une communauté peut toujours puiser dans ses propres racines pour retrouver son étincelle.

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La plupart des tours durent entre 60 et 90 minutes, mais vous contrôlez totalement le rythme. Faites des pauses, sautez des arrêts ou arrêtez-vous quand vous le voulez.

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format_quote Ce tour était un excellent moyen de voir la ville. Les histoires étaient intéressantes sans paraître trop scénarisées, et j'ai adoré pouvoir explorer à mon propre rythme.
Jess
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format_quote C'était un bon moyen de découvrir Brighton sans se sentir comme un touriste. La narration était profonde et contextuelle, sans en faire trop.
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